« Il s’est assis pour faire une pause avec son sac sur le dos (…) je me suis retourné et je lui ai demandé ‘Hillary, ça va mon frère ?' », a raconté Chris Thrall lors d’un message vidéo posté alors qu’il le croyait perdu. « Il m’a répondu ‘oui, oui, ça va Chris, s’il te plaît vas-y, vas-y' ».

Le Britannique, qui a décrit que leur ascension avait été plus longue que prévue, a expliqué avoir ensuite croisé la route d’un grimpeur polonais en difficulté. « Je devais faire demi-tour pour retrouver Sherpa, dont je pouvais supposer qu’il allait repartir, comme il l’avait fait des centaines de fois ? Ou aider l’autre alpiniste, sans oxygène, les doigts gelés et à l’évidence pas très loin de l’hypothermie ? », a-t-il raconté.

Leur ascension était l’une des toutes dernières de la saison de printemps, qui a permis à plus d’un millier d’alpinistes d’atteindre le sommet, record absolu de fréquentation selon le département népalais du tourisme.

Cinq grimpeurs – deux Indiens et trois Népalais – sont déjà morts cette année sur les pentes de l’Everest. A titre de comparaison, 18 personnes y avaient perdu la vie en 2023, la saison la plus meurtrière.