« On ne va pas aligner Remco à Sanremo parce que Van Gils y est forfait… » : le management de Red Bull écarte la rumeur Primavera pour Evenepoel

Pour le directeur sportif, son coureur a péché par excès d’engagement. « Il était beaucoup trop enthousiaste au début de cette montée », a-t-il admis. Quand on voyait où se trouvait Del Toro, il devait lui aussi vraiment suivre son propre rythme. »

Pourquoi n’a-t-il pas suivi ce conseil ? « Remco avait simplement de bonnes sensations, mais il a ensuite complètement explosé. Si l’on regarde les données du premier kilomètre, c’est logique. Mais je ne pense pas qu’il s’agissait uniquement de crampes. »

Un problème tactique

Pour le principal intéressé, cette course n’a jamais été la sienne. « Je n’avais pas de sensations fraîches dans les jambes, pas de toute la journée », a-t-il affirmé avant le départ de cette quatrième étape. « Je n’avais pas bien digéré le contre-la-montre intense de la veille. Au début de la montée finale, je me suis laissé piéger par les premiers attaquants et je l’ai payé. C’était une mauvaise gestion de la montée, tactiquement ce n’était pas intelligent de ma part. J’ai peut-être été un peu trop confiant parce que Del Toro avait déjà décroché. »

Que s’est-il passé avec Evenepoel sur les pentes infernales de Jebel Mobrah ? « J’ai eu des crampes, mais je ne dois pas chercher d’excuses »

Les deux hommes refusent de céder à la panique, malgré cette déception. « Maintenant, j’ai bien dormi, car la climatisation fonctionne à nouveau », a expliqué Remco Evenepoel. « Je vais essayer d’obtenir le meilleur résultat possible au classement général et tenter de gagner l’étape samedi. »

Même son de cloche pour Klaas Lodewyck. « Aurions-nous préféré que cela se passe autrement hier ? Absolument. Mais encore une fois : ce n’était pas un drame. Aujourd’hui (NDLR, jeudi), ce n’est pas pour lui. Nous allons encore essayer de gagner une étape samedi avec Remco. »