Harcèlement au travail: un conducteur de train wallon réclame 2 millions d’euros à la SNCB après avoir remporté un premier combat juridique

Tel n’était bien entendu pas l’avis de l’auditorat selon lequel les prévenues avaient pour but, d’évincer la directrice de son emploi. Il fut atteint. Le 17 juillet 2024 en effet, le conseil communal l’avait rétrogradée de sa fonction d’enseignante avec suspension préventive de ses fonctions de directrice – l’intéressée n’avait pas estimé opportun de porter l’affaire devant la chambre de recours.

« À mon avis, on ne la verra plus »

Les institutrices poursuivies avaient lancé le groupe « Les instits au top » dans lequel fleurissaient des échanges de messages assez gratinés : « Quel bonheur de voir que Mona s’est fait démonter », « Je n’ai plus envie de lui faire des cadeaux », « À mon avis, on ne la verra plus », »J’espère qu’elle ne pourra pas se justifier, mais elle est tellement roublarde »… Des équipes mobiles d’enseignants appelés à exercer leur fonction par intérim avaient constaté « le climat électrique » dans lequel baignait l’établissement.

Reconnaître et se protéger du harcèlement au travail

L’auditorat avait requis des amendes, la défense avait plaidé l’acquittement. Le tribunal a retenu ce dernier. Un jugement rendu ce mardi en l’absence de toutes les parties et résumé en ces termes par le président de chambre : « Un problème de procédure. » C’est donc que l’argumentation percutante de l’avocat nivellois avait porté ses fruits.