Pascal Mitevoy habite rue de la Croisette à Baisy-Thy : « J’ai un voisin plusieurs maisons plus loin qui veut que je m’en sépare. Il appelle régulièrement la police. Cela n’ennuie pas les autres voisins, ceux-ci ne considèrent pas mon coq comme une nuisance. »

Des coqs « fous » repérés dans les Pyrénées: n’approchez pas ces oiseaux de mauvais augure« Des voisins m’ont dit qu’il était hors de question de me séparer de mon coq »

La police l’a régulièrement contacté à la suite des plaintes reçues par le riverain dérangé par le chant du coq la nuit : « La police m’a indiqué oralement mardi dernier qu’il fallait que je me sépare du coq. J’ai mis une annonce sur Facebook en expliquant la situation. J’étais prêt à m’en séparer, mais d’autres voisins ont décidé de prendre les choses en main lorsqu’ils ont vu mon annonce. Ils m’ont dit qu’il était hors de question que je doive me séparer du coq, qu’on ne pouvait pas se laisser faire comme cela. Ils ont lancé une pétition ».

Dans cette pétition, destinée au chef de corps de la zone de police Nivelles-Genappe, les voisins évoquent le caractère rural et campagnard de Baisy-Thy.

Un coq enfermé dans une caisse en carton et jeté d’un vélo les pattes attachées : Léopold a été recueilli par la SRPA de Liège« S’installer à la campagne implique d’en accepter les manifestations naturelles »

« Le chant du coq, tout comme le bruit des tracteurs ou l’odeur des cultures fait partie intégrante du cadre de vie que nous avons choisi. S’installer à la campagne implique d’en accepter les manifestations naturelles », indiquent-ils dans la pétition.

Ils font aussi référence à un article du Code civil relatif aux troubles de voisinage qui doit être anormal et rompre l’équilibre entre voisins : « Le chant d’un gallinacé dans une zone rurale ne constitue pas, selon une jurisprudence constante en Belgique, un trouble anormal. Un seul avis ne peut dicter la loi du quartier. Forcer un propriétaire à se débarrasser de son animal pour satisfaire l’intolérance exclusive d’une seule personne est injuste et nuit gravement à la cohésion ainsi qu’à la convivialité de notre quartier. Nous demandons le droit pour ce coq de continuer à chanter à Baisy-Thy ».

En moins de deux jours, la pétition avait déjà récolté 428 signatures. Et cela continue.