« Ce changement d’horaire est une demande de nos clients. Elle va sauver beaucoup d’emplois »

Thierry Tasset avait eu aussi des mots très durs sur le plan de transformation, qui vise à s’adapter à la baisse du courrier et à la hausse de l’activité de distribution de colis. Ce plan, qui va impacter 18 000 employés d’ici fin septembre, prévoit comme mesure principale un décalage de l’horaire de maximum 1h45 et la fin de la journée à 17h pour la majorité des services. « Sur le plan opérationnel, même des managers de bpost n’y croient pas mais ils n’osent pas le dire car ils ont peur de se faire buter », avait affirmé M. Tasset. « Ce que dit Monsieur Tasset n’est basé sur aucun fait, c’est uniquement une perception personnelle. Ce changement d’horaire est une demande de nos clients. Elle va sauver beaucoup d’emplois. Si on ne l’applique pas, on va perdre énormément de volumes d’affaires », rétorque Chris Peeters, tout en disant « comprendre que ce changement n’est pas évident pour le postier qui a choisi ce job justement pour cet horaire ».

« Celui qui croit qu’il y a seulement un risque de grève chez bpost est un grand naïf »Risque de grève

Thierry Tasset avait aussi fait comprendre que ce plan de transformation restait inacceptable pour les postiers. Et que sauf adaptations, il y aurait un nouveau mouvement de grève en septembre. Ce qui pourrait d’ailleurs être fatal à l’entreprise détenue à 50 % par l’État belge. « S’il y a une grève en septembre, il n’y a plus de Poste », a-t-il prévenu.

Face à ce risque de grève, Chris Peeters renvoie la balle aux syndicats. « Pourquoi veulent-ils continuer à faire mal à l’entreprise ? Ils se battent pourquoi ? Qu’ils réfléchissent avant de se lancer dans un tel mouvement ». Et de rappeler que la grève a déjà coûté 15 millions d’euros.

Chris Peeters lance un avertissement de choc : « s’il n’y a pas de changement dans les horaires, il y aura un plan social ». À ses yeux, un plan social se ferait au détriment de « la solidarité » au sein de l’entreprise avec des « jeunes passionnés par leur boulot » qui seraient victimes de « l’égoïsme » de certains leurs collègues.

Lettres en souffrance

La direction a aussi rectifié les chiffres sur les reliquats de la grève. Le syndicaliste avait notamment indiqué qu’il restait 60 000 colis et 2 millions de lettres en souffrance.

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« Au moment de la conversation avec Monsieur Tasset, il n’y avait plus de reliquat pour les colis. Juste encore du reliquat pour les lettres, mais moins de la moitié du chiffre que Monsieur Tasset mentionnait. Nous avons confiance, qu’au niveau lettres il n’y aura plus de reliquat début de la semaine prochaine », nous explique encore l’entreprise.