
Steve Darcis a apprécié la semaine de Raphaël Collignon à Paris. ©BelgaimageL’ovni Benoît Paire et plusieurs des meilleurs Belges présents au Challenger 50 de Liège en juillet
L’actualité chaude du moment, c’est aussi Roland-Garros. Avez-vous pris du plaisir à suivre cette édition 2026 ?
Ce qui est chouette, c’est qu’il n’y a pas eu de certitude : on a eu des surprises et aussi de nouvelles têtes. Je pense que c’est ce que le public aime aussi : découvrir de nouveaux joueurs.
Votre joueur Raphaël Collignon a été éliminé en cinq sets au troisième tour par Arnaldi, qui dispute les demi-finales ce vendredi. Quel bilan tirez-vous de son tournoi ?
Il a été bon, même si cette défaite lui a fait mal. Quand on voit le tableau, on comprend qu’il y avait la place pour créer la surprise. C’est dommage, mais ça reste une semaine qui va le faire progresser. Il a montré de quoi il était capable et il s’est rassuré physiquement sur sa capacité à jouer cinq heures dans une ambiance de feu. Il y a beaucoup de positif à tirer.
Sander Gillé a tenu des propos assez amers au sujet des joueurs de simple qui disputent le tableau de double avant de déclarer forfait. Ce qui s’est produit justement produit avec Collignon et Zizou Bergs, qui l’ont battu d’entrée…
On en a discuté entre nous. Je le comprends, ce qu’il dit est vrai. Après, en tant que capitaine de Coupe Davis, je leur demande de jouer ensemble en double car j’ai besoin de multiplier les options en cas de pépin. Mais leur priorité reste le simple. De prime abord, il n’y avait aucune raison qu’il ne joue pas le double à fond puisqu’il rejouait en simple le lendemain. Malheureusement, il avait une petite gêne aux abdominaux, et ça, ce n’était pas prévu. Je comprends la frustration de Sander, mais ça fait partie du jeu.
Alexander Blockx s’est blessé à Roland-Garros. Des nouvelles ?
Il s’est abîmé un ligament. On parle de trois à cinq semaines. Sa participation à Wimbledon est possible, mais c’est un point d’interrogation.
C’est troublant que Roland-Garros soit encore le théâtre d’une blessure liée à une bâche, près de dix ans après Goffin…
Le contexte est différent. David, c’était en plein match sur le Suzanne-Lenglen, dix mètres derrière la ligne de fond. Alex, c’était à Jean Bouin, le stade d’entraînement, où l’on est vraiment proche de la ligne − et c’est vrai que c’est dangereux. Ils devraient peut-être trouver une solution, replier la bâche sur la grille ou autre chose. Mais ce n’est malheureusement pas mon travail (sourire). C’est juste triste que ça se soit encore passé là-bas.
Vous étiez présent pour les adieux de David Goffin. Avez-vous eu la petite larme ?
Je n’ai pas eu la larme, mais ça fait quelque chose, c’est sûr (sourire). La carrière qu’il a réalisée reste exceptionnelle. Je continue de le voir − Raphaël s’est entraîné avec lui toute la semaine. On le sent beaucoup plus cool, vraiment plus ouvert depuis qu’il a pris sa décision. C’est chouette de le voir comme ça.