Depuis le retour de Donald Trump à la présidence, certains au pays de l’Oncle Sam accusent ce ministère de complaisance à l’égard du président. Notamment en prenant pour cible des ennemis présumés du locataire de la Maison Blanche, comme l’ancien directeur du FBI James Comey ou la procureure générale de New York Letitia James. Des accusations qui ont été réfutées par l’administration.
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Pour les détracteurs de Donald Trump, l’affichage de cette bannière « va au-delà des limites ». C’est notamment l’avis de Gavin Newsom, gouverneur de Californie. « Combien de monuments façon dictature, de changements de noms de bâtiments et de fausses distinctions les Américains devront-ils encore supporter ? », a-t-il écrit sur X.
L’Allemagne des années 30
D’autres ont estimé que cette image portait atteinte à la position du ministère de la Justice en tant qu’institution indépendante chargée d’appliquer la loi de manière impartiale. « Trump colle son visage sur le bâtiment censé enquêter sur lui », a ajouté sur X le représentant Jimmy Gomez. « Il fut un temps où un président ne pouvait pas traiter le procureur général comme son chien de garde personnel ».
Des journalistes ont fait un parallèle qui ne devrait pas faire plaisir au président américain. « Cela pourrait aussi être l’Allemagne des années 1930, l’Union soviétique des années 1950 », a écrit Tom Nichols, du magazine The Atlantic, sur X. « Cela pourrait être beaucoup d’endroits, mais cela ne devrait pas être l’Amérique ».
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Après les critiques, l’administration Trump a défendu la bannière, affirmant qu’elle s’inscrivait dans les efforts plus larges visant à célébrer le 250e anniversaire des États-Unis. « Nous sommes fiers, au sein de ce ministère de la Justice, de célébrer les 250 ans de notre grand pays et notre travail historique pour rendre l’Amérique à nouveau sûre sous la direction du président Trump », a précisé un porte-parole.
Par ailleurs, ce n’est pas la seule énorme bannière qui a été déployée puisque d’autres bâtiments fédéraux, notamment le département du Travail et le département de l’Agriculture, ont été ainsi « décorés ».