« Ce n’est pas votre pays, c’est le nôtre (…) Vous n’avez pas à intervenir dans notre pays », a lancé le président libanais Joseph Aoun, à l’adresse de l’Iran.

Un accord avec l’Iran « largement négocié », affirme Trump

« Le Hezbollah doit comprendre qu’il (n’y a pas) d’autre solution que de s’asseoir et de parler, pas d’autre moyen (…) de sauver ce qu’il reste sauf à travers la négociation et la diplomatie », a-t-il ajouté.

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Trump affirme qu’il reste à l’Iran « 21 à 22% » de ses missiles

Le président américain Donald Trump a affirmé vendredi qu’il restait à l’Iran « 21 à 22% » de ses missiles, dans une interview à la chaîne NBC, après plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

« Ils ont quelques missiles, ils ont quelques drones. Je dirais en pourcentage peut-être 21, 22% de leurs missiles. C’est beaucoup de missiles, mais ce n’est pas ce que c’était lorsque nous avons lancé notre première attaque », a-t-il déclaré dans un premier extrait diffusé par la chaîne, l’interview devant être diffusée dans son intégralité dimanche.

Le président américain avait pourtant affirmé début mai qu’il restait à Téhéran « 18 à 19% » de son stock de missiles.

« La plupart des usines de drones ont été détruites, la plupart des rampes de lancement ont été détruites et la plupart des sites de fabrication de missiles ont été détruits », a-t-il ajouté vendredi.

L’armée américaine annonce avoir bombardé des installations de radars en Iran

L’armée américaine a annoncé vendredi avoir bombardé, en « légitime défense », des sites de radars en Iran après avoir abattu quatre drones iraniens qui, selon Washington, menaçaient le trafic maritime civil dans la région.

Les forces américaines ont « abattu quatre drones (…) lancés en direction du détroit d’Ormuz », qui « représentaient une menace immédiate pour le trafic maritime régional », a écrit le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X. »Les forces américaines ont ensuite frappé des sites de radars de surveillance côtière iraniens à Goruk et sur l’île de Qeshm afin de se défendre contre de nouvelles attaques, » a ajouté le Centcom. »Les forces américaines restent vigilantes et prêtes à répondre, dans le cadre de la légitime défense, à toute agression injustifiée de l’Iran », a-t-il ajouté.

L’Iran a tiré 7 missiles sur le Koweït et Bahreïn, 6 interceptés selon l’armée américaine

L’Iran a tiré sept missiles contre le Koweït et Bahreïn, a annoncé samedi l’armée américaine, précisant que six avaient été interceptés et que le dernier n’avait pas atteint sa cible.

« L’Iran a tiré sept missiles balistiques vers le Koweït et Bahreïn (…) selon les premières évaluations, six ont été interceptés et un septième n’a pas atteint sa cible prévue », a écrit l’armée américaine sur X, ajoutant qu’il n’y avait pas de blessé dans ses rangs à ce stade et niant tout dégât sur l’une de ses infrastructures à Bahreïn.Les Gardiens de la Révolution iraniens avait affirmé plus tôt avoir frappé des « bases ennemies » dans la région après des bombardements américains contre des installations radars en Iran.

L’Iran appelle le Liban à sauver son pays contre son « vrai ennemi » Israël

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a appelé samedi le président libanais Joseph Aoun, qui avait sommé la veille Téhéran de ne plus « intervenir » dans les affaires de son pays, à « sauver » le Liban contre son « vrai ennemi », Israël. »

D’après les propos de M. Aoun, on pourrait croire que c’est l’Iran qui a occupé un cinquième du Liban, déplacé un quart des Libanais et bombarde son pays quotidiennement », a écrit M. Araghchi sur X en se référant à Israël sans le nommer. »

Si le Liban avait été une monnaie d’échange pour l’Iran, nous aurions conclu un accord depuis longtemps. Sauvez le Liban de votre véritable ennemi, Monsieur le président », a-t-il ajouté.

Vendredi, le président Aoun avait sommé l’Iran de cesser d' »intervenir » dans les affaires libanaises, face à l’échec d’une nouvelle trêve annoncée par Washington entre Israël et le mouvement islamiste Hezbollah soutenu par Téhéran.

« Ce n’est pas votre pays, c’est le nôtre (…) Vous n’avez pas à intervenir dans notre pays », avait lancé M. Aoun à l’adresse de l’Iran, tout en appelant le Hezbollah à choisir la voie diplomatique.

Le chef d’Etat se heurte à la réticence du mouvement et d’une partie de la population libanaise depuis le lancement de négociations directes avec Israël, pour la première fois depuis des décennies. Les deux pays n’entretiennent pas de relations diplomatiques.

Le Premier ministre Nawaf Salam a lui aussi exhorté l’Iran à cesser d’utiliser son pays comme « moyen de pression » dans les discussions avec les Etats-Unis.

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Le chef d’Etat se heurte à la réticence du mouvement et d’une partie de la population depuis le lancement de négociations directes avec Israël, pour la première fois en des décennies. Les deux pays n’entretiennent pas de relations diplomatiques.

Le Premier ministre Nawaf Salam a lui aussi exhorté l’Iran à cesser d’utiliser son pays comme « moyen de pression » dans les discussions avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. .

Les Etats-Unis ont mené de nouvelles frappes en Iran

Téhéran exige que tout accord avec Washington englobe la fin des hostilités sur le front libanais, avec un retrait des forces israéliennes.

« Plus que les vêtements »

Le président du Parlement Nabih Berri, qui joue un rôle d’intermédiaire auprès du Hezbollah, a de son côté évoqué pour la première fois la possibilité que le groupe chiite évacue le sud, si Israël se retirait du Liban et si un cessez-le-feu « global et sans conditions » était conclu.

Dans une déclaration commune, les ministres des Affaires étrangères de 11 pays, dont la France, le Canada ou l’Australie, et la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, ont exprimé leur « profonde préoccupation face à l’escalade continue des hostilités au Liban ».

Ils ont salué les « efforts du gouvernement libanais visant à étendre son autorité à l’ensemble du pays », notamment « en faisant progresser le désarmement du Hezbollah ».

Sur le terrain, l’armée israélienne a procédé à des frappes sur de vastes zones du sud, touchant plusieurs villages, selon l’Agence nationale d’information (ANI).

L’armée israélienne a également mené une frappe à l’entrée de Tyr. Des bombardements sur cette ville millénaire, dont l’un a légèrement endommagé l’hôpital Jabal Amel, avaient fait sept morts dans la nuit, a indiqué à l’AFP une source au sein de la défense civile. L’établissement avait déjà été touché en début de semaine.

« Ma maison au village a été détruite, ma maison à Tyr également, il ne nous reste plus que les vêtements que nous avons sur le dos », a confié à l’AFP Marwan Ghorayeb, un retraité des forces de sécurité.

Jeudi, Mona Khalil, 78 ans, militante écologique, pionnière de la protection des tortues, avait été grièvement blessée dans une frappe qui a atteint sa maison dans le village côtier d’al-Mansouri.

« S’ils ne le font pas, ils vont passer un très mauvais moment », Trump menace à nouveau l’IranAppel aux dons

Le Hezbollah a pour sa part revendiqué plusieurs attaques contre les troupes israéliennes qui occupent une partie du sud du pays, mais pas contre le nord d’Israël.

Le groupe pro-iranien a entraîné début mars le pays dans la guerre, en attaquant Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans l’attaque israélo-américaine.

Alors que l’accord de cessez-le-feu prévoit un maintien à ce stade des tirs et opérations de l’armée israélienne, le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a assuré jeudi qu’il n’y aurait « pas de sécurité » pour le nord d’Israël « sans sécurité pour les villages » du sud du Liban.

Pour aider le pays ravagé par la guerre, l’ONU a plus que doublé son appel aux dons, réclamant près de 640 millions de dollars sur six mois.

Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait 3.558 morts depuis le début du conflit, soit 32 de plus en 24 heures, selon un nouveau bilan des autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban.