Pour retrouver la trace d’un sacre international, il faut remonter à 1920, lorsque la Belgique avait conquis la médaille d’or aux Jeux olympiques d’Anvers en battant la Tchécoslovaquie au Kiel (2-0). Plus près de nous, en 1977, les U19 belges avaient également marqué l’histoire en remportant le tournoi juniors UEFA face à la Bulgarie, avec dans leurs rangs des joueurs comme Erwin Vandenbergh, Raymond Mommens et Eddy Snelders.
Exploit belge à l’Euro U17: les Diablotins s’offrent la France et accèdent à la finale !
Depuis ce succès, les sélections belges ont parfois flirté avec les sommets mais sans jamais parvenir à décrocher un nouveau trophée. Les Diables rouges ont ainsi échoué en finale de l’Euro 1980 avant de signer deux campagnes mémorables conclues par une demi-finale de Coupe du monde, en 1986 puis en 2018. De leur côté, les U21 avaient atteint leur meilleur résultat en se hissant dans le dernier carré de l’Euro U21 en 2007 et des JO un an plus tard. Dimanche, les U17 auront donc l’occasion de mettre fin à près d’un demi-siècle d’attente.
Pépites anderlechtoises
Une équipe emmenée par son capitaine Elie Mbavu, défenseur central de 16 ans déjà valorisé à 1,5 million d’euros, qui sort d’une saison presque complète avec Jong Genk en Challenger Pro League. L’équipe peut également s’appuyer sur d’autres talents comme Xander Dierckx, milieu de terrain de 17 ans qui compte déjà 23 apparitions avec l’Antwerp, ainsi que sur plusieurs pépites anderlechtoises : le gardien Mattis Seghers, auteur d’une prestation XXL face aux Français en demi-finale, mais aussi Joshua Nga Kana, monté à trois reprises au jeu lors des Champions Playoffs avec Anderlecht à seulement 16 ans, sans oublier Jayden Onia Seke, buteur face à la France.
Bref, cette génération 2009, encadrée par Sven Vermant et Guillaume Gillet, ne manque pas de talent. D’autant qu’au-delà des nombreuses individualités qui composent le groupe, elle dégage une véritable force collective. Une équipe travailleuse qui a longtemps subi face à la France… mais qui se retrouve malgré tout en finale. Avec le rêve d’écrire une magnifique page de l’histoire du football belge, au lendemain du match amical de leurs grands frères.
Et si Timothy Castagne était la clé du plus grand problème des Diables rouges ?