
Un symbole renvoyant à l’époque des Croisades. ©Capture d’écran/Bruxelles.Devie.
« Nous avons pris connaissance des images qui circulent sur les réseaux sociaux. Il est important de rester prudent dans leur interprétation, dès lors que ce type d’extraits ne montre souvent qu’un instant précis et ne reflète pas nécessairement le déroulement complet ni l’ensemble du contexte des faits », tient à rappeler la commissaire Linda Camarero-Verde, porte-parole de la zone de police Bruxelles-Capitale/Ixelles.
« En ce qui concerne la personne avec le cigare, nous pouvons confirmer qu’il ne s’agit pas d’un membre du personnel de notre zone de police. S’agissant du symbole visible, nous rappelons qu’aucun symbole non réglementaire n’est autorisé sur l’équipement ou le matériel de police. Nos services analyseront ces images en interne afin de clarifier les circonstances et de vérifier si d’éventuels faits répréhensibles ont été commis », conclut-elle.
En 2019, un policier avait été surpris avec un écusson « Punisher » aux couleurs de la Belgique sur son équipement. Il s’agit d’un personnage de l’univers Marvel qui se fait justice lui-même et fait l’apologie de la vengeance dans le sang. Cet agent de la zone de police Bruxelles-Ouest avait été convoqué par les services internes et contraint de retirer l’écusson mettant ainsi fin à l’incident.
Des sanctions diverses
Des sanctions disciplinaires peuvent être appliquées aux policiers ne respectant pas les règles relatives à l’équipement et l’uniforme. Cela peut aller du simple rappelle à l’ordre au blâme, pour des symboles et emblèmes non-polémiques, à des sanctions plus lourdes comme la démission d’office voire la révocation s’il s’agit d’écussons jugés polémiques d’un point de vue religieux ou politique.
Il faut encore que l’enquête disciplinaire puisse établir que l’agent concerné a bel et bien des sympathies pour les mouvements représentés par lesdits symboles, ce qui pourrait nuire à l’obligation de neutralité de la police.