« Ongles n’a pas oublié les Harkis et nous leur dédions ce lieu dans lequel ils sont arrivés meurtris un jour de septembre 1962. » C’est avec ces mots que Maryse Blanc-Ventre, maire d’Ongles (Alpes-de-Haute-Provence), a présenté le hameau de forestage restauré. Les cabanes ne sont pas ressorties de terre, en poussant sur les fondations de bétons clairsemées sur la pente qui surplombe la commune par le nord. En revanche, un nouvel accès et des outils de médiations, pour aider à comprendre ce pan d’histoire généralement assez méconnu, ont fleuri entre les dalles de béton.
Le projet de restauration, porté notamment par l’archéologue Céline Blondeau et l’architecte Arnaud Réaux, comporte deux volets. Le premier porte sur des éléments de médiation sur l’histoire du hameau de forestage, le premier des Alpes-de-Haute-Provence, qui a accueilli des harkis jusqu’en 1971. « Là je suis aux sanitaires… et là je passe dans le salon. » L’architecte se livre à une démonstration d’une des nouveautés. Sur une dalle de béton d’une quinzaine de mètres sur cinq, des bandes de métal ont été posées pour délimiter là où étaient les murs avant que la cabane ne soit rasée.
L’une des options envisagées par la…