Psychanalyste et philosophe, vous avez accepté l’invitation d’Inner wheel qui sensibilise le public au handicap et à l’inclusion. Le lien c’est que selon vous, il existe une pathologie de l’image, c’est-à-dire ?

Oui car nous sommes dans un bain d’images, sans le critiquer. Chez des personnes un peu fragiles, je pense aux adolescents en pleine construction de leur corps et de leur image, cela peut conduire à un certain nombre de ce que j’appelle pathologies de l’image. On pense à des troubles des conduites alimentaires ou bien de la dysmorphophobie, c’est-à-dire l’idée de ne pas se sentir bien dans son corps ou de considérer qu’il y a une partie de son corps qu’il faut absolument changer. Cela mène à la chirurgie esthétique chez des jeunes, ce qui est une vraie préoccupation mondiale.

Après la tendance des mannequins grande taille, la maigreur a fait son retour sur les podiums. Et alors que les diktats de la beauté sont désormais dictés sur les réseaux, assiste-t-on à une marche arrière ?

Tout à fait. Depuis deux ans, on observe un saut en arrière. C’est-à-dire le retour à une espèce de maigreur qui est prôné chez les mannequins et à moins de diversité. J’ai le sentiment que le…