L’ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis, Yechiel Leiter, a précisé que des sites de lancement de missiles sol-sol ainsi que « des infrastructures non liées au secteur énergétiques » avaient été visés, accusant l’Iran d’avoir tiré 11 missiles balistiques vers son pays lors des deux premières vagues de missiles – tous interceptés selon l’armée. « Aucun pays qui se respecte ne tolèrerait une telle attaque », a martelé le diplomate sur X.
Téhéran a de son côté présenté ces attaques comme un « avertissement », en représailles à un bombardement israélien sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement islamiste pro-iranien Hezbollah, faisant deux morts et 20 blessés, en dépit d’une trêve théoriquement conclue entre le Liban et Israël mais largement bafouée.
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Iran: une usine pétrochimique endommagée par une frappe israélienne
Israël dit avoir frappé le site pétrochimique iranien de Mahshahr
Israël dit être de nouveau la cible d’un barrage de missiles iraniens
Une explosion entendue au-dessus de Jérusalem, après l’activation d’une alerte aérienne
L’armée israélienne dit qu’un missile a été lancé du Yémen vers Israël
L’armée israélienne a indiqué lundi avoir identifié un tir de missile en direction du territoire israélien depuis le Yémen, où les rebelles houthis soutiennent l’Iran.
« L’armée israélienne a identifié le tir d’un missile depuis le Yémen en direction du territoire israélien, et les systèmes de défense aérienne sont en action pour intercepter la menace », indique un communiqué militaire.
Les rebelles houthis du Yémen soutiennent l’Iran dans la guerre contre les Etats-Unis et Israël. Ils avaient lancé à plusieurs reprises des missiles en direction d’Israël fin mars et début avril, avant l’instauration du cessez-le-feu au Moyen-Orient le 8 avril.
Explosions entendues à Téhéran et dans d’autres villes iraniennes
L’armée israélienne a annoncé lundi avoir mené des frappes aériennes contre des « cibles militaires » dans l’ouest et le centre de l’Iran, après les tirs de missiles par la République islamique contre Israël pour la première fois depuis l’instauration de la trêve au Moyen-Orient.
« L’Armée de l’air israélienne a frappé il y a peu des cibles militaires appartenant au régime terroriste iranien dans l’ouest et le centre de l’Iran », a écrit l’armée dans un bref communiqué.bur-gmo/jnd
Les Gardiens de la Révolution disent avoir visé des « groupes terroristes » dans le Kurdistan irakien
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé lundi matin avoir ciblé des « groupes terroristes » à Souleimaniyé, dans le Kurdistan irakien, rapporte l’agence de presse officielle Irna.
L’armée idéologique de la République islamique d’Iran s’en est pris au « quartier général de groupes terroristes à Souleimaniyé, en Irak », indique Irna sur Telegram sans plus de précisions.
Iran: les vols à l’aéroport Imam Khomeini de Téhéran suspendus jusqu’à nouvel ordre
Les vols à l’aéroport Imam Khomeini de Téhéran, l’un des deux principaux de la capitale iranienne, ont été suspendus après l’attaque de l’Iran contre Israël, pour la première fois depuis la trêve au Moyen-Orient, a rapporté dimanche soir l’agence de presse iranienne Mehr.
« L’autorité de l’aviation civile a annoncé la suspension jusqu’à nouvel ordre de tous les vols à destination de l’aéroport », selon l’agence.Cet aéroport avait rouvert en avril après des semaines de fermeture en raison de la guerre déclenchée par des frappes israélo-américaines le 28 avril.
L’aviation civile avait déjà annoncé plus tôt la fermeture jusqu’à nouvel ordre de son espace aérien dans la partie ouest du pays.
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Pétrole en hausse
C’est la première fois que l’Iran tire des missiles contre Israël depuis le cessez-le-feu du 8 avril. Mais les négociations entre Washington et Téhéran n’ont depuis pas abouti et les deux pays se sont déjà attaqués mutuellement plusieurs fois ces derniers jours autour du détroit d’Ormuz, sans issue en vue pour une guerre qui a embrasé le Moyen-Orient et fait vaciller l’économie mondiale.
Selon le média Axios, Donald Trump s’est entretenu dimanche soir avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu afin qu’Israël ne riposte pas et que toute signature d’un accord avec Téhéran ne soit pas mise en péril. Aucun compte-rendu officiel n’a été diffusé.
« Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l’Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu’il tombe à l’eau à cause de ce qui se passe actuellement », a-t-il affirmé selon le journaliste d’Axios Barak Ravid, qui dit l’avoir eu au téléphone.
Les deux dirigeants ont déjà eu un échange musclé il y a quelques jours, selon M. Trump, qui s’est dit mécontent de l’offensive israélienne au Liban au moment où il cherche une sortie à un conflit très impopulaire aux Etats-Unis à l’approche des élections de mi-mandat.
Les prix du pétrole, qui ont déjà flambé ces dernières semaines en raison du blocage du détroit d’Ormuz, ont démarré la semaine en forte hausse, le baril de Brent bondissant de plus de 3% et dépassant 96 dollars.
Ecoles fermées
Alimentant les craintes d’embrasement régional, Israël a dit avoir identifié un tir de missile visant son territoire depuis le Yémen, où les rebelles houthis s’étaient déjà joints au conflit en soutien à l’Iran avant le cessez-le-feu.
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé avoir ciblé des « groupes terroristes » à Souleimaniyé, dans le Kurdistan irakien. Et en Arabie saoudite, les secours ont émis une brève alerte à la population dans la province d’Al-Kharj où se situe la base américaine de Prince Sultan.
Après ses frappes en Iran, l’armée israélienne a averti « rester en état d’alerte élevé et pleinement prête à continuer ses opérations sur tous les fronts contre ceux qui menacent » le pays.
Israël a annoncé la fermeture de toutes les écoles du pays, tandis que l’Irak a fait état dimanche soir de la fermeture temporaire de son espace aérien, tout comme la Syrie – partiellement.
L’Iran a également fermé dimanche soir jusqu’à nouvel ordre son espace aérien dans la partie ouest du pays. Les vols à l’aéroport Imam Khomeini de Téhéran, l’un des deux principaux de la capitale, ont été suspendus jusqu’à nouvel ordre, a rapporté dimanche soir l’agence iranienne Mehr.
« Une reprise du conflit entre Iran et Israël n’est dans l’intérêt de personne », a insisté la cheffe de la diplomatie britannique Yvette Cooper sur X, appelant « les deux parties à la retenue et à une désescalade immédiate ».
Nucléaire
Ces attaques éloignent encore un éventuel accord pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines.
Dans une interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump a regretté les frappes iraniennes sur Beyrouth, qui « ne vont pas aider les négociations », assurant, comme déjà plusieurs fois ces dernières semaines, qu’un accord était « très proche ».
Les points d’achoppement restent cependant nombreux en vue d’un possible compromis: le contrôle du détroit d’Ormuz (essentiel pour le commerce d’hydrocarbures), le programme nucléaire iranien et son stock d’uranium hautement enrichi ainsi que le sort des avoirs iraniens gelés à l’étranger sous l’effet des sanctions.
Autre difficulté: la question d’inclure ou non le Liban dans un éventuel accord entre Washington et Téhéran. Alors que les Etats-Unis s’efforcent de dissocier les deux fronts, pour l’Iran, ils sont de fait indissociables.
Cité par l’agence Mehr, le conseiller de la diplomatie iranienne Ali Safari a affirmé que les tirs de missiles avaient eu lieu « après plus d’un mois de retenue face à des violations répétées du cessez-le-feu » de la part d’Israël qui a ces derniers jours étendu son offensive contre le Hezbollah.
L’agence officielle libanaise ANI a fait état dans lundi matin de frappes aériennes israéliennes dans la région de Tyr, ville millénaire dans le sud.
Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait 3.613 morts depuis le début de la guerre le 2 mars, selon le dernier bilan des autorités dimanche. Côté israélien, 29 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban, d’après l’armée.