Dépressive, la génération Z est-elle dans l’impasse ?
Quant aux populations les plus concernées, il y a d’une part, les jeunes, dont 41 % déclarent connaître des problèmes de santé mentale, et d’autre part, les femmes, toutes générations confondues, qui sont 35 % à souffrir de problèmes psychiques.
Pourquoi ce mal-être ?
Divers facteurs sont à l’origine de ce mal-être dont, avant tout, un sentiment d’instabilité généralisée, qu’elle soit politique, socio-économique, financière ou professionnelle. Le temps d’écran paraît, lui aussi, nuisible à notre santé mentale. D’ailleurs, 62 % des Belges et même 81 % des moins de 35 ans le considèrent comme tel : 41 % avancent un impact négatif sur leur sommeil et 36 % estiment que cela contribue grandement à leur sentiment d’isolement. Et quand on sait que ce temps d’écran s’élève en moyenne à 4h20 par jour, et même à 5h30 chez les moins de 35 ans…
Mal dans leur peau, les Belges ont-ils pour autant consulté un spécialiste pour les aider ? Près de la moitié des personnes interrogées dans le cadre de cette enquête n’a entrepris aucune démarche en ce sens. Avec cependant des écarts selon les âges puisque seuls 32 % des plus de 55 ans ont consulté lors des douze derniers mois, alors que 68 % des 25-34 ans se sont fait aider par des professionnels de la santé mentale.
Le recours à l’IA
Certains aussi ont eu recours à l’intelligence artificielle pour essayer de remonter la pente. Et pas un peu puisque 54 % des Belges ont déclaré avoir déjà eu recours à ces solutions – et même 74 % des moins de 35 ans ! – avec un taux de satisfaction des conseils fournis de l’ordre de 55 %. « Une arme à double tranchant », comme le souligne l’étude qui met en garde contre les risques inhérents à ces outils : « Les Belges concèdent que le recours à l’IA peut générer une forme de dépendance (34 %), qu’elle remplace parfois l’échange avec une autre personne (33 %) ou pire, qu’elle pousse parfois à des comportements néfastes (20 %). »
À la question de savoir si les Belges interrogés seraient prêts à se confier à leur employeur sur leurs problèmes de santé mentale, sachant que plus de la moitié des répondants étaient actifs professionnellement, 52 % ne seraient pas opposés à cette démarche. Mais pour 48 %, la réponse est non, car pour eux, il s’agit là d’un problème d’ordre privé (48 %), leur employeur ne serait pas en mesure de les aider (36 %) ou encore ils ne le feraient pas par crainte de répercussions sur leur carrière (29 %).
Et pendant ce temps, la proportion des Belges en arrêt maladie pour des raisons de santé mentale continue d’augmenter, et plus encore parmi les jeunes.