1. La maladie de Charcot, c’est quoi ?
La maladie de Charcot est une pathologie neurodégénérative qui se déclare généralement entre 50 et 60 ans, et qui vous prive de votre force musculaire. Dans le détail, cette maladie entraîne la mort des neurones moteurs, qui dirigent et contrôlent les mouvements, mais aussi leur connexion avec les muscles. Les personnes qui en souffrent perdent progressivement leur mobilité, jusqu’à ne plus pouvoir parler, déglutir ou respirer.
À Lamorteau, pour aider à lutter contre la maladie de Charcot2. Une espérance de vie réduite
L’espérance de vie des personnes atteintes de la maladie de Charcot peut varier mais n’est généralement que de quelques années. Le décès intervient d’ordinaire entre deux et cinq ans après le diagnostic. L’astrophysicien britannique Stephen Hawking avait toutefois défié les prédictions. Il avait développé la sclérose latérale amyotrophique très jeune, alors qu’il n’était encore âgé que d’une petite vingtaine d’années, avant de décéder à l’âge de 76 ans.
3. Les causes de la maladie souvent inconnues
Dans la grande majorité des cas, la cause de la maladie de Charcot est inconnue. 10 % des diagnostics tendent vers une cause héréditaire, mais les 90 % restants ont une cause non identifiée.
Perwez: Gwenaël Bernard raconte son combat contre la maladie de Charcot4. Différents types de sclérose latérale amyotrophique
La maladie de Charcot peut être de différents types en fonction de la partie du corps touchée en premier lieu. La Ligue SLA Belgique en distingue 3 :
Type de jambe : il représente 30 % des cas de SLA et se manifeste d’abord au niveau de la jambe. Le patient commence à trébucher et peut tomber.Type de bras : 40 % des cas de SLA sont de type de bras. Les patients rencontrent des problèmes de compétences motrices fines, font tomber des verres et ne peuvent plus utiliser l’ordinateur.Type bulbaire : la SLA bulbaire se produit dans 30 % des cas et touche les muscles de la bouche et de la gorge. Elle entraîne d’abord une défaillance des muscles muqueux, de la parole et des voies respiratoires. La voix devient incertaine et douce, des problèmes de déglutition et de mastication apparaissent, ainsi que des soucis de salivation. C’est la forme la plus agressive de la maladie de Charcot.5. Où en est la recherche ?
Récemment, des chercheurs de Louvain ont réalisé une avancée majeure dans la recherche sur la maladie de Charcot. Ils ont mis au jour un modèle de réaction en chaîne d’accumulation de protéines dans les cellules nerveuses humaines. Et ce modèle ressemble très fort à ce qui se passe dans le cerveau des patients atteints de la maladie. Il est donc précieux pour mieux la comprendre et pour tester des médicaments qui pourraient la ralentir ou l’arrêter.