Serge Gainsbourg, qui avait du flair, l’avait mystérieusement consacré en verlan dans l’une de ses chansons (Lemon Incest, 1985), décrivant sa fille Charlotte, « naïve comme une toile du NiéDoi SseauRou »… Remis à l’endroit, le Douanier Rousseau, c’est Henri Rousseau à qui le musée de l’Orangerie à Paris dédie une importante rétrospective. Un surnom trouvé par Alfred Jarry, l’auteur d’Ubu roi, poète natif comme lui de Laval. Parce qu’à son arrivée à Paris, en 1868, Rousseau a trouvé un emploi à l’octroi, où il était chargé de contrôler les entrées de boissons alcoolisées dans la capitale.

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Comme le démontre l’exposition, l’artiste autodidacte qui s’est consacré pleinement à la peinture à partir de 40 ans, souvent (dé)considéré comme « du dimanche » de son vivant, a toujours cru en son talent… la postérité lui a donné raison. Au début du parcours conçu par les équipes du musée parisien, on découvre qu’en 1895, Henri Rousseau s’était dépeint dans un texte autobiographique « Moi-même, peintre »….