Georges-Louis Bouchez : « Au prochain conclave budgétaire, je pourrais proposer que les partis politiques paient les allocations familiales »

Le bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Philippe Close (PS), a choisi d’appeler ces derniers « des casseurs ». Pour le président de Vooruit, Conner Rousseau, il s’agit de « krapuul » [« crapules » en français, NdlR] qu’il faudrait envoyer dans des « bootcamp », soit des camps de redressement.

Le ministre de la Défense, Theo Francken (N-VA), a directement applaudi l’idée et a suggéré de l’appliquer en passant par son programme Reboot4You qui permet de réorienter vers l’emploi et la société des jeunes sans formation ni travail, exposés à la marginalisation.

Allocations familiales

Le MR s’est également emparé du sujet en allant un pas plus loin. Pour le président Georges-Louis Bouchez, il faut inscrire cette volonté dans un projet de loi. « Nous allons déposer un texte au niveau fédéral, ainsi qu’en Fédération Wallonie-Bruxelles, afin de permettre qu’à partir de 14 ans, des peines accessoires — décidées par un juge — ouvrent la possibilité d’effectuer un service d’intérêt général via l’armée, dans le cadre de tout ce qui relève de la protection de la jeunesse », nous explique-t-il.

Les libéraux francophones ne s’arrêtent pas là. Ils vont également déposer un troisième texte, au niveau des régions cette fois (Bruxelles et Wallonie), visant à suspendre les allocations familiales des fauteurs de troubles dans les manifestations.

Une séquence de négociations politiques qui s’annonce musclée ? « Certainement », confirme Georges-Louis Bouchez.