Les sports d’hiver restent eux aussi très prisés, avec une hausse de 9 % des réservations. Mais l’arbitrage budgétaire est visible. « De plus en plus de personnes optent pour des séjours plus courts », indique Sunweb. Un tiers des vacanciers réservent désormais moins de sept jours.

Pour l’été, Sunweb observe une croissance des réservations de « 7,7 % pour juillet/août par rapport à l’année dernière et presque + 10 % de croissance en juillet. La dépense moyenne par voyageur est de 1 189 €,contre 1 206 € l’an dernier. Enfin, la durée moyenne du séjour est de 8 jours (7 nuits) », apprend-on.

Albanie: la nouvelle destination méditerranéenne à découvrir en croisièreDépenser mieux plutôt que renoncer

La tendance est claire : les Belges ne renoncent pas à voyager, mais ils optimisent. « Les voyageurs font des choix plus réfléchis », insiste Sunweb. Ils privilégient des prestations qui apportent une vraie valeur ajoutée, comme les hébergements ski-in ski-out ou les formules tout compris.

Pour l’été 2026, TUI confirme cette évolution. « Le comportement des voyageurs belges continue d’évoluer », indique le voyagiste. L’expérience et les intérêts personnels pèsent de plus en plus dans la balance. « La détente reste la principale motivation, mais l’envie de découvrir progresse », souligne TUI. Résultat : les séjours combinent davantage resort et excursions ou circuits.

Dans un contexte budgétaire plus serré, certains privilégient l’all inclusive pour maîtriser les dépenses sur place, tandis que d’autres réduisent la durée du séjour pour maintenir leur projet de voyage.

Les États-Unis renforcent l’accès au territoire : vers un contrôle des réseaux sociaux pour les touristes, et un impact plus large pour les EuropéensSéjours plus courts, choix plus ciblés

La réduction de la durée des vacances s’impose comme l’un des grands leviers pour contenir le budget. Ainsi, les citytrips et séjours combinés se multiplient. « Le choix d’un citytrip est de plus en plus influencé par la saison et le climat », note TUI. Les villes du sud sont privilégiées au printemps et à l’automne, tandis que l’été attire davantage vers des destinations plus fraîches comme Copenhague ou Stockholm.

Autre phénomène en hausse : les voyages en solo. « De plus en plus de personnes choisissent consciemment de partir seules, sans compromis », observe TUI, qui voit se développer les hôtels adults only et les circuits en groupe pour voyageurs individuels.

Tourisme : fontaine de Trevi, Venise, Machu Picchu… Quand l’accès aux sites touristiques devient payantSoleil, authenticité et nouvelles envies

Côté destinations, les classiques restent solides. Hurghada, Tenerife ou encore les Canaries dominent pour l’hiver. Les stations de ski françaises et autrichiennes continuent d’attirer les Belges.

Pour l’été, la Riviera turque, la Crète et Tenerife figurent parmi les destinations les plus réservées. « Les destinations espagnoles de plus petite taille enregistrent les plus fortes croissances », précise TUI, citant notamment Minorque ou la Costa Brava. Le Monténégro et Malte gagnent également en popularité.

Dans le même temps, la quête d’authenticité s’affirme. « Le besoin de ralentir et de revenir à l’essentiel se renforce », observe TUI. Les voyageurs se tournent vers des structures à taille humaine, des destinations moins fréquentées et une gastronomie locale.

Sports d’hiver : le port du casque bientôt obligatoire sur toutes les pistes ? Voici l’évolution des lois en Europe, « à quoi cela servirait ? »Voyager sereinement… mais pas toujours assuré

Si les Belges veulent profiter de leurs vacances, la question de l’assurance reste paradoxale. Selon une enquête Neckermann, « plus de 70 % des voyageurs ne se sentent vraiment rassurés que lorsqu’ils sont assurés », mais seul un tiers souscrit effectivement une assurance lors de la réservation.

« L’écart entre le ressenti et le comportement est frappant », souligne le voyagiste. Beaucoup pensent être couverts via leur carte de crédit ou leur assurance hospitalisation, ce qui n’est pas toujours le cas. « La principale raison de souscrire une assurance reste la tranquillité d’esprit, en particulier pour les familles », rappelle encore Neckermann.

Pratiques commerciales de Ryanair : ce que le jugement change (ou non) pour les passagers, « cette pratique est illicite »Des vacances toujours essentielles

Malgré les arbitrages budgétaires, les Belges restent attachés à leurs congés. Ils partent parfois moins longtemps, comparent davantage et recherchent des offres avantageuses, mais continuent de privilégier le voyage. Comme le résume Martine Langerak, porte-parole du groupe Sunweb, « le luxe en 2026 n’est plus une question de gros budget, mais de ce qui rend des vacances spéciales pour vous ».

Bientôt du Wi-Fi gratuit dans les avions Ryanair? Voici l’offre à laquelle on doit réellement s’attendre: « Cela ne coûtera pratiquement rien »