Deux d’entre eux, baptisés zidesamtinib et neladalkib, pourraient « être lancés cette année s’ils sont approuvés par la FDA », l’agence américaine du médicament, ce qui permettrait d’offrir « de nouvelles options thérapeutiques majeures aux patients souffrant » de deux formes spécifiques de cancer du poumon, a salué Luke Miels, directeur général de GSK.

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GSK avait annoncé en avril un bénéfice net en hausse de 7% à 1,73 milliard de livres (2 milliards d’euros) au premier trimestre, porté par ses médicaments spécialisés, en particulier contre le cancer et les maladies respiratoires.

Le groupe a vu pour la période son chiffre d’affaires trimestriel progresser de 2%, à 7,63 milliards de livres (8,83 milliards d’euros).

L’oncologie a affiché une progression bien plus rapide (+23%), tirée notamment par le Jemperli, son médicament contre le cancer de l’endomètre.

Affaire conclue d’ici la fin d’année

L’opération annoncée mardi, qui pourrait être conclue d’ici la fin de l’année, est « conforme à notre approche consistant à acquérir des actifs dotés de cibles cliniquement éprouvées et capables de combler de manière significative une lacune » sur le marché, que ce soit en matière d’efficacité ou de tolérabilité, a ajouté le patron du groupe.

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L’offre de GSK, à 124 dollars par action de Nuvalent, représente une prime de 40% par rapport au dernier cours de clôture. Il s’agit de « sa plus grosse acquisition depuis plus de dix ans », selon Kathleen Brooks, analyste chez XTB.

Le cours de l’action de GSK reculait de 3,5% mardi matin à la Bourse de Londres, traduisant « une certaine appréhension chez les investisseurs, ce qui est compréhensible compte tenu de l’ampleur de l’opération », selon Russ Mould, analyste chez AJ Bell.

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Mais le rachat « s’inscrit dans la stratégie du groupe consistant à faire de l’oncologie un moteur clé de croissance » et « pourrait contribuer à soutenir son objectif » de ventes annuelles de plus de 40 milliards de livres d’ici 2031, poursuit M. Mould.

Après les menaces de droits de douane de Donald Trump l’an dernier pour pousser les laboratoires pharmaceutiques à investir aux États-Unis et baisser les prix dans le pays, GSK avait conclu avec l’administration un accord pour réduire le coût des médicaments sur ordonnance et échapper à ces droits pendant trois ans.

GSK avait en outre annoncé en septembre investir 30 milliards de dollars (26 milliards d’euros) sur cinq ans aux Etats-Unis.