Faute de plus de précisions pratiques de la part du gouvernement, les pouvoirs organisateurs (PO) s’organisent pour établir et harmoniser un cadre plus précis dans leurs écoles. C’est notamment le cas de WBE (Wallonie-Bruxelles Enseignement), le pouvoir organisateur de tous les établissements scolaires qui dépendent directement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Vers une annulation du CEB, CE1D et CESS ? La ministre Glatigny (MR) dit « non »Faire valoir l’intérêt des élèves
Dans une communication envoyée à ses établissements, WBE rappelle que sa position est claire depuis le début de la mobilisation. « Si nous ne remettons pas en cause le droit des collègues et des équipes d’exprimer leur désaccord, dans la limite de la légalité et le respect du cadre réglementaire et des statuts, nous demandons aux établissements de faire toujours prévaloir l’intérêt des élèves. Il en va de même pour les épreuves externes certificatives », fait valoir le PO.
Le pouvoir organisateur appelle ses écoles ayant été « fortement impactées par les mouvements de grève des dernières semaines » à suivre des balises communes. Y est notamment rappelée l’obligation d’organisation, de passation et de correction des épreuves externes certificatives.
« La rentrée scolaire sera de toute façon désorganisée »Trois cas de figure
WBE invite cependant ses établissements à prendre en compte systématiquement, lors de la délibération, la moyenne générale obtenue par l’élève pour chaque discipline sur l’ensemble des trois périodes. « Si le résultat obtenu par l’élève à l’épreuve externe est supérieur à la moyenne de l’année, c’est ce dernier qui prévaut. Et si le résultat obtenu par l’élève à l’épreuve externe est inférieur à la moyenne de l’année, alors, c’est la moyenne de l’année qui prévaut. Enfin, si l’élève se trouve en position d’échec malgré tout, il revient au Conseil de délibération de se positionner, sur la base de tout élément concourant à l’analyse de la situation individuelle de l’élève », précise la communication.
Le pouvoir organisateur rappelle en dernier lieu que le Conseil de classe reste souverain et que ses décisions doivent être prises au bénéfice des élèves.