« Que se passe-t-il la nuit quand la population ne voit pas ce que se passe? »

L’enquête publique s’est clôturée le 3 juin. « Une quarantaine de courriers ont été reçus au service urbanisme. Le collège doit se prononcer durant l’été », a expliqué Alice Leeuwerck.

L’échevin Philippe Mouton a pointé quelques éléments du dossier qui, sans équivoque, traduisent un a priori négatif : « On a déjà vu précédemment que lorsque la station d’épuration de CL Warneton a rejeté des produits polluants dans la Lys, il a fallu demander l’intervention urgente des pompiers ! Et cela a été vu en journée ! Alors on se pose toujours la question de ce qui se passe la nuit quand la population ne le voit pas ! »

Autre remarque : les rejets sont prévus non pas au-dessus du niveau de la Lys, mais bien sous le niveau : « On n’a alors aucune vision de ce qui se passe ! » Il a également évoqué la « mutualisation » de l’eau, lié à un soi-disant « intérêt public ». « Comment cela va-t-il se traduire dans les faits ? »

L’emploi mis à mal

Joël Lindeboom renchérit, ayant travaillé avec le Cadec sur le projet : « Ce dossier est un chat dans un sac. Que se cache-t-il là derrière ? Il y a aussi un manque de respect pour notre rivière. Elle s’améliore en matière de qualité de l’eau et il y a des poissons dedans. Les autres n’ont pas à déverser chez nous ce qu’ils ne veulent plus chez eux ! Azulatis se positionne comme un professionnel de l’épuration des eaux pourquoi n’arrive-t-il pas à mettre un système au point pour utiliser l’eau en circuit fermé ? La nappe phréatique est déjà pas mal sollicitée chez nous ; cette enquête, c’est la porte ouverte à toutes les autres demandes ! »

« Arrêtons les frais! »

Didier Soete est resté marqué par l’installation de l’usine Clarebout, à Warneton, que l’on sait assez peu orthodoxe. « La majorité de l’époque s’est battue pour créer de l’emploi. Aujourd’hui, il faut déplorer que les Américains de Simplot soient venus chercher un marché pour l’Europe. Et ce que l’on constate : les intérimaires ont été mis dehors et certaines de nos entreprises perdent petit à petit les contrats de maintenance ! » Et de revenir sur les avantages acquis par Clarebout via les subsides : « Arrêtons d’être le dindon de la farce ! le dindon de la frite ! Arrêtons les frais ! »

La fin des bulles à vêtements le 30 juillet

La bourgmestre Alice Leeuwerck a signalé que l’asbl Terre a résilié la convention qui la liait à la Ville, avec fin effective pour le 30 juillet 2026. « Les bulles bleues à vêtements vont donc disparaître. En cause, la crise structurelle dans la filière textile. Avec l’arrivée de certaines plateformes de vente en ligne, les citoyens tentent d’y vendre leurs plus beaux vêtements et se débarrassent de ceux qui n’ont plus beaucoup de valeur dans les bulles. L’asbl Terre ne sait rien en faire et perd donc de l’argent. De plus, ces bulles sont devenues des points noirs en matière de propreté publique. »

Conseil communal 8 juinConseil communal 8 juinLes bulles bleues de l’asbl Terre seront supprimées dans quelques semaines. ©EDA

Les solutions pour les vêtements dont on veut se débarrasser : « La Croix-Rouge à Warneton, Gare aux fringues à Comines, la ressourcerie, le recyparc Ipalle et essayer de consommer de façon plus responsable. » M-F.Ph.