Pour y parvenir, 85 pièges Yasaeng ont été installés sur le territoire communal par les apiculteurs et des citoyens volontaires. « Pour en avoir testé plusieurs ces dernières années, nous pouvons attester que ces pièges coréens sont les plus efficaces et les plus sélectifs, car ils permettent aux insectes de plus petite taille de ressortir », souligne François Fleuru, apiculteur ayant participé à la campagne.

Une stratégie que la commune présente comme inédite à l’échelle wallonne. Et les résultats dépassent les attentes. « Les deux apiculteurs impliqués ont rencontré les autorités et le service Environnement et les chiffres annoncés sont impressionnants », souligne la commune.

Au total, 4 237 reines fondatrices ont été capturées en un peu plus de deux mois, soit plus de 160 par kilomètre carré. « Là où les simples pièges (de type bocal) ne sont ni efficaces ni sélectifs, la stratégie de Frameries s’avère plus que payante avec un taux de sélectivité de près de 90 %, ce qui est parfait pour la protection de la biodiversité. »

Cinq nids déjà neutralisés

Si la campagne de piégeage printanière est désormais terminée, la vigilance reste de mise. Toutes les reines n’ont en effet pas été capturées et certains nids commencent déjà à apparaître. « 4 237 reines ne fonderont pas de nids, mais certains sont passés entre les mailles du filet », rappelle la commune. Les premiers nids primaires, de petite taille et souvent difficiles à repérer, font actuellement leur apparition. Cinq ont déjà été neutralisés sur le territoire.

Plusieurs petits nids ont été détruits en parallèle de la campagne.Plusieurs petits nids ont été détruits en parallèle de la campagne.Plusieurs petits nids ont été détruits en parallèle de la campagne. ©Commune de Frameries

La commune invite dès lors les habitants à poursuivre leur mobilisation en signalant toute présence suspecte via le groupe Signale Ton Frelon 7080. Plus tard dans la saison, les nids secondaires, plus volumineux et généralement plus faciles à identifier, devraient à leur tour faire leur apparition.

« L’objectif est bien de pouvoir relancer la campagne l’an prochain, avant l’été », complète François Fleuru. « Les résultats sont là et les pièges sont réutilisables d’année en année. Nous pourrions envisager d’en acheter encore plus afin de couvrir une superficie plus large encore. » L’idée serait également de sensibiliser les communes afin que chacun s’inscrire dans une démarche similaire, avec des pièges efficaces et un suivi assuré par des professionnels.