La présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet s’est dite jeudi «tout à fait favorable» à la création d’une commission d’enquête parlementaire en réaction à l’affaire Lyhanna, à condition que cela «n’empêche pas d’agir» sans attendre.

Une réponse tout de même nuancée. Alors que la représentation nationale est amenée à faire évoluer la loi, en réaction aux défaillances dans l’affaire du meurtre de Lyhanna, 11 ans, Yaël Braun-Pivet s’est dite «favorable» à la mise en place d’une commission d’enquête. 

«On est pleinement dans notre mission: le contrôle de l’action du gouvernement et le contrôle de l’action des pouvoirs publics», a-t-elle estimé après avoir rencontré des gendarmes et des policiers municipaux à Castelnau-le-Lez, dans la périphérie de Montpellier ce jeudi. 

«Le seul bémol, c’est qu’une commission d’enquête, ça dure six mois, et donc il ne faudrait pas s’empêcher d’agir aujourd’hui sous prétexte qu’on lance une commission d’enquête», a tempéré la présidente de l’Assemblée nationale, en jugeant qu’il «faut en discuter avec les présidents de commission et les présidents de groupe».

Une enquête lancée au Sénat 

Le Sénat a lancé cette semaine une commission d’enquête sur les dysfonctionnements de la justice et le pilotage de la politique pénale en France en réaction à cette affaire. Yaël Braun-Pivet a également rappelé qu’une coalition trans-partisane de députés réclame l’inscription à l’ordre du jour d’une proposition de loi globale sur les violences sexistes et sexuelles, dont la mise en œuvre est chiffrée à 2,7 milliards d’euros. 

«Moi, j’aimerais qu’on avance le début de la session extraordinaire au 15 septembre pour pouvoir examiner la loi intégrale», a-t-elle dit lors de sa visite à Castelnau-le-Lez.