C’est une épée de Damoclès qui plane au-dessus de la Challenger Pro League depuis l’entame de la saison. Une double épée, même, puisque Seraing, Francs Borains et Lokeren ont contesté devant l’Autorité belge de la concurrence, puis devant la CBAS la réforme du championnat de division 2, et plus spécifiquement le point visant à protéger les équipes U23 de la relégation.

Et une des deux lames vient de tomber. D’après nos informations, la CBAS a estimé que la requête des trois clubs est « irrecevable et non-fondée ». L’autre volet, qui concerne l’AbC, ne sera attendu, au mieux, qu’au printemps.

La requête déposée en octobre devant le tribunal d’arbitrage n’était pas fondée sur le même grief que celle devant l’autorité de la concurrence. Ici, les trois clubs contestataires reprochaient à la Pro League de n’avoir pris aucune mesure malgré une première décision de l’AbC, publiée début août. Dans cette dernière, si l’autorité n’estimait pas qu’il y avait urgence à agir et à postposer le début du championnat, elle expliquait tout de même que certains points de cette réforme pouvaient bien « créer une distorsion illégale de concurrence ». Surpris de ne pas voir la Pro League et les autres clubs réagir malgré cette critique à peine voilée de la part de l’AbC, Francs Borains, Seraing et Lokeren entamaient une autre action devant la CBAS pour contester la persistance de l’infraction et le fait que la demande de remettre ce point au vote lors de l’AG des clubs n’avait pas été entendue.

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Les plaignants avaient demandé à la CBAS, à ce que, au mieux, elle annule purement et simplement le principe de quotas. Ou, tout le moins, qu’elle contraigne la Pro League à convoquer une AG où ce point pourrait être rediscuté et revoté. La CBAS n’a donc pas suivi les clubs sur ce point, soulignant qu’une « proposition soumise au vote concernant une modification de règlement » n’était « pas à l’ordre du jour ». Et que la CBAS ne peut « annuler une décision inexistante ». « La Pro Leauge n’a formellement rien refusé », conclut la CBAS.

Si ce jugement donne tort aux plaignants, il faut rappeler qu’il ne présage en rien celui de l’AbC.

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