L’insuffisance rénale chronique constitue un véritable fléau chez les chats. Pas moins de 80 % d’entre eux, selon le portail scientifique Futura, en souffrent au-delà de leurs 15 ans pendant que 40 % sont touchés après 10 ans. Alors qu’aucune solution n’existait pour l’instant pour faire face à cette maladie, en dehors de soins palliatifs pour ralentir l’évolution, un chercheur japonais aurait trouvé le moyen de tout révolutionner.
Il y a plus de vingt ans déjà, Toru Miyazaki, ancien professeur à l’université de Tokyo et spécialiste en immunologie, a fait une importante découverte qui pourrait contrecarrer cette perte progressive et irréversible de la capacité des reins à filtrer le sang et éliminer les déchets.
Une protéine à réactiver
Lors de travaux menés à l’Institut d’immunologie de Bâle, il avait découvert la protéine sanguine AIM (Apoptosis Inhibitor of Macrophage) qui agirait comme un « agent chargé de déboucher les tuyaux ». Contrairement aux humains, nos amis à quatre pattes présentent une AIM circulante naturellement inactive, ce qui explique leur vulnérabilité aux maladies rénales. Et le médicament vise concrètement à corriger ce problème en réactivant cette protéine.
Pendant un an, l’étude publiée dans le « Veterinary Journal » a ainsi suivi deux groupes de félins. Le premier était composé de 11 chats traités avec le médicament expérimental tandis que 15 chats non traités formaient le second. Il s’est avéré que le taux de survie des chats traités oscillait entre 80 et 83 %. Celui des autres s’élevait à seulement 20 %. Un écart considérable qui donne un vrai motif d’espoir pour l’avenir.
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