Le Musée du Louvre confronte les travaux des deux géniaux sculpteurs dans un parcours riche de 200 œuvres, faisant aussi la part belle aux artistes contemporains influencés par les deux maîtres.

Quatre siècles d’écart, mais un génie tout proche. « Le lien entre Rodin et Michel-Ange devient évident dès les débuts du premier sur la scène artistique », déclare Chloé Ariot, conservatrice du patrimoine au Musée Rodin et commissaire avec Marc Bormand de la somptueuse exposition du Louvre consacrée aux deux monstres sacrés de la sculpture. Que montre alors le Français (1840-1917), si admiratif de son glorieux aîné toscan (1475-1564) ? Une volonté identique de bousculer les codes, de puiser son inspiration dans les modèles antiques et de célébrer les corps dans toute leur splendeur. Non pas en les dépeignant stricto sensu, mais en dévoilant l’intérieur des âmes par leur intermédiaire.

Avec une telle singularité (et une telle flopée de torsions !) qu’Auguste Rodin brillera à son tour au sommet de la discipline et au firmament de la postérité. En digne héritier de « ce magicien » qui lui a laissé « un peu de ses secrets » et lui a tendu « sa puissante main »…

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Le Figaro

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