Des investigations sont menées depuis plusieurs semaines pour retrouver l’origine du foyer de hantavirus, responsable d’une alerte mondiale début mai.Les autorités argentines ont notamment capturé et analysé des rongeurs de la province de Mendoza.Selon les premiers résultats, aucun d’entre eux n’appartient à l’espèce porteuse de la souche de la maladie transmissible entre humains.

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Une piste désormais écartée dans les investigations sur l’origine du virus. L’Argentine avait annoncé au début du mois que des rongeurs seraient capturés et analysés (nouvelle fenêtre) dans la province de Mendoza, dans l’ouest du pays, dans le cadre des recherches menées pour retrouver un éventuel foyer de hantavirus (nouvelle fenêtre) dans cette zone. Mais les résultats ont finalement montré qu’aucun d’entre eux n’appartenait à l’espèce pouvant être porteuse de la souche de la maladie transmissible entre humains (nouvelle fenêtre), a indiqué vendredi 12 juin le ministère de la Santé argentin dans un rapport préliminaire.

« Lors de l’identification préliminaire effectuée sur le terrain, aucun spécimen d’Oligoryzomys longicaudatus, principal réservoir connu du virus Andes, n’a été détecté », a indiqué le ministère de la Santé dans son rapport. « Les études de terrain que nous avons menées jusqu’à présent n’ont pas apporté d’éléments permettant de confirmer que les spécimens capturés sont infectés », y déclare Carla Bellomo, du service de biologie moléculaire de l’institut Malbran de Buenos Aires, précisant que les analyses de laboratoire sur les échantillons obtenus se poursuivaient toutefois.

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Des biologistes avaient installé plus de 250 pièges dans différents secteurs de la périphérie de Malargüe, ville de la province de Mendoza traversée par le « patient zéro » (nouvelle fenêtre). Ce dernier, un passager néerlandais depuis décédé, avait embarqué sur le navire de croisière Hondius à bord duquel un foyer d’infection avait déclenché début mai une alarme mondiale. Au total, trois décès sont à déplorer et 13 cas ont été confirmés à ce jour. 

Aucune circulation de la souche « Andes » du hantavirus, impliquée sur le navire de croisière et transmissible d’humain à humain, n’a été avérée jusqu’alors, mais les recherches devaient permettre de le confirmer. Par ailleurs, le « patient zéro » avait également séjourné quarante-huit heures en Terre de Feu, à l’extrême sud du pays, avant d’embarquer. Avant de se rendre à Ushuaïa, il avait sillonné pendant quatre mois l’Argentine, avec des incursions au Chili, où le hantavirus est aussi présent, et en Uruguay. L’origine du foyer n’a toujours pas été identifiée (nouvelle fenêtre)

Hantavirus : confinés à l’hôpital depuis un mois, ces Français demandent à rentrer chez euxSource : TF1info Shorts

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Une mission d’analyse similaire a été menée à Ushuaïa, d’où avait appareillé le Hondius le 1ᵉʳ avril, sur la Terre de Feu. Les résultats sont toujours attendus. Contrairement à des provinces patagoniennes comme Chubut, Rio Negro et Neuquen, la Terre de Feu n’a pas de circulation avérée de la souche « Andes », comme Mendoza. 

Autorités et scientifiques de la Terre de Feu ont ainsi, depuis le début, battu en brèche l’hypothèse selon laquelle la contamination du Hondius serait partie d’Ushuaïa. Selon eux, la province n’a pas eu de cas de hantavirus depuis que sa notification est devenue obligatoire, il y a trente ans. Les captures de rongeurs visaient à vérifier si cela est toujours le cas. 

M.L. avec AFP