Un autre frein majeur est le manque d’information : beaucoup de personnes de plus de 60 ans disent ne pas se sentir suffisamment informées pour préparer leur avenir. Néanmoins, la volonté d’agir est présente : 67 % d’entre elles estiment qu’une meilleure information les aiderait à entreprendre des démarches concrètes, notamment en matière de logement. Mieux informer et rendre cette information accessible, à temps, est donc essentiel pour aider les seniors à décider de leur avenir.
En matière de logement, relevez-vous, les choix sont posés trop tard par les seniors. Ils vivent dès lors dans des maisons trop grandes, inadaptées à leurs besoins. Comment pallier cela ?
Notre baromètre montre effectivement que les personnes de plus de 60 ans sont très attachées à leur domicile et souhaitent continuer à y vivre le plus longtemps possible, même s’il n’est plus adapté à leurs besoins. 82 % n’envisagent de déménager qu’en dernier recours. Pourtant, on constate que près de 30 % des seniors vivent dans un logement devenu trop grand, et beaucoup d’entre eux habitent dans un logement peu adapté aux années à venir.
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Pour pallier cela, il est essentiel d’anticiper, de se poser les bonnes questions à temps, avant qu’une situation ne s’impose éventuellement. Cela passe par une meilleure information et un accompagnement sur les options possibles. Plusieurs pistes sont envisageables : adapter son logement (aménagements matériels, solutions technologiques, aide et soins à domicile…), envisager des formes de logement alternatives plus accessibles comme, par exemple, l’habitat collectif. L’enjeu est de préserver la qualité de vie et l’autonomie des seniors, en liant plus étroitement les questions de logement et de soins.
La peur de devenir dépendant, de perdre en autonomie est un constat qui ressort clairement de votre enquête. Que peut-on mettre en place pour accompagner ces seniors en détresse ?
La peur de perdre son autonomie touche une personne sur deux parmi les plus de 60 ans, et cette proportion augmente au fil des éditions du baromètre. Cette question est fortement liée à celle du lien social : plus un senior se sent isolé et moins il a dans son entourage de personnes sur qui compter en cas de problème, plus la crainte de devenir un jour dépendant augmente. D’où l’importance de renforcer les liens sociaux et de développer des environnements de proximité où chacun peut trouver soutien et écoute.
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Concrètement, cela passe par la création ou le soutien de réseaux de voisinage solidaires, de lieux de rencontre accessibles, d’initiatives de quartiers… De nombreuses initiatives de terrain montrent qu’un contact régulier avec des voisins ou des bénévoles aide à rompre la solitude et constitue un véritable filet de sécurité. Ces solutions de proximité méritent d’être renforcées : non seulement elles contribuent au bien-être, mais elles jouent aussi un rôle de prévention et contribuent à réduire l’anxiété.
→ Le guide gratuit « Penser à l’avenir… dès aujourd’hui », publié par la Fondation Roi Baudouin, en collaboration avec Notaire.be, est accessible ici.