Entre la France et la Belgique, où elle partage son quotidien professionnel et personnel, la présentatrice météo s’apprête à relever un nouveau défi sportif placé sous le signe de la solidarité et du partage. « J’ai déjà eu l’occasion de participer à cette course l’année dernière et, je trouve génial de pouvoir faire ce genre d’opération avec les enfants, de leur transmettre ces valeurs qui vont au-delà du dépassement de soi. Ce ne sont pas que des valeurs sportives. On ne participe pas à cette opération que pour se surpasser mais on le fait aussi pour une bonne cause. Et là, en l’occurrence, c’est pour Kick Cancer, association qui fait avancer la recherche pédiatrique. Ça a donc énormément de sens de faire un événement pareil avec les enfants. On va courir dans la forêt de Soignes grâce au Club David Doyle », explique Daniela Prepeliuc.

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Comment vous êtes vous préparer avec votre fils Victor ?

« On a notamment fait les 10 kilomètres d’UNICEF pour la lutte contre la malnutrition infantile. C’était 10 kilomètres pour les adultes et 2,5 kilomètres pour les enfants. Mon fils est très sportif comme mon mari (Quentin Warlop, NdlR.) et moi donc il était très enthousiaste de relever ces défis et moi, très contente, de lui transmettre ces valeurs importantes. »

Le running fait partie de votre quotidien ?

« Oui, totalement. Je fais souvent ça en alternance avec des séances de crossfit ou du renforcement, par exemple. J’ai toujours été très sportive. Le running, c’est un sport qui est gratuit. On sort de chez soi et on peut le faire quand on veut, sans être obligé de s’inscrire à la salle de sport. Moi, quand je suis à Paris, je cours sur les quais de Seine. Ça me permet de me vider l’esprit après le boulot. »

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Comment arrivez-vous à concilier vie professionnelle et vie personnelle entre la France et la Belgique ?

« Tout est une question d’organisation. On va rentrer dans une période qui est extrêmement chargée pour moi. Ce sont les vacances donc je vais être plus sollicitée qu’habituellement. Je suis extrêmement heureuse parce que je prends une place plus importante dans la matinale, un rendez-vous que j’aime profondément. J’ai la chance d’avoir un binôme, mon mari. On forme une équipe. Quand je travaille à Paris, c’est lui qui prend la relève avec Victor et inversement. On a toujours fonctionné comme ça et ça nous va très bien. »

N’avez-vous jamais eu envie de quitter la Belgique pour partir vivre en France ?

« Pour le moment, ce n’est pas à l’ordre du jour. Mais, en toute franchise, on ne se l’interdit pas. Je ne sais pas de quoi l’avenir sera fait. »

Quelle place occupe aujourd’hui la vulgarisation des enjeux climatiques dans votre métier de présentatrice météo ?

« Ces enjeux-là sont devenus de plus en plus importants. Aujourd’hui, on ne présente plus du tout la météo comme on l’a présentée il y a une dizaine d’années. Avant, on me disait : « Génial, il va faire chaud les prochains jours ! ». Aujourd’hui, les gens se posent plus de questions. Ils se demandent à quoi ils doivent s’attendre. Il y a une réelle prise de conscience du dérèglement climatique. Avant, même si les experts tiraient la sonnette d’alarme, on se disait que ça se passait dans des pays lointains et que, donc, ça ne nous concernait pas. Maintenant, on voit que ça se passe chez nous aussi donc on s’inquiète. On n’a jamais connu une canicule comme celle qu’on a rencontrée à la fin du mois de mai dernier. Les températures ont été exceptionnelles et sur une longue durée. Là, on a un rôle à jouer. On recadre à partir du moment où on voit des fake news et on donne factuellement les informations qu’on reçoit des experts de Météo France. »

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À quoi s’attendre dans les prochains jours en Belgique ?

« Les conditions météo vont enfin s’améliorer. Les Belges vont revoir le soleil à partir de lundi prochain. On attend 25 degrés pour mardi et encore plus de chaleur jeudi, jusqu’à 30 degrés. »

Qu’y a-t-il de différent entre la météo de « Bonjour » et celle des journaux de 13 heures et 20 heures ?

« Dans la matinale, on a vraiment ce côté « proximité » et en même temps, on est sur l’actualité chaude puisqu’on est en direct. On a la chance d’avoir beaucoup de téléspectateurs qui nous envoient des informations. On les vérifie dans un premier temps et ensuite on les délivre. Et, c’est comme ça tout au long de la matinale. Ça demande énormément de réactivité. On fait d’ailleurs une douzaine de points météo avec à chaque fois une ouverture différente, dans des régions différentes de France. On est plus posés pour les bulletins 13 heures et 20 heures. Le ton est différent parce qu’on n’est pas dans la proximité avec le téléspectateur. En tout cas, pas de la même manière. On continue à parler à toute la France, on fédère, avec des bulletins météo qu’on aime illustrer. Puis, la durée est différente. On passe une fois en direct après le journal. »

Comment gérez-vous l’exposition médiatique plus importante qu’offre TF1 ?

« Paris, c’est très grand donc, tout va bien de ce côté-là. (rires) Parfois, certaines personnes m’arrêtent pour me dire : « J’adore la façon dont vous présentez la météo ! » ou « j’aime beaucoup votre spontanéité, on voit que vous ne jouez pas un rôle », et ça me touche sincèrement. Mais, la plupart du temps, les gens ne me reconnaissent pas dans la rue parce que je ne me balade pas dans les tenues que je porte à l’antenne. Je suis bien souvent en casquette et en baskets. Mon style est complètement différent. »

Quels sont vos prochains défis à relever ?

« Pour le moment, mon souhait, c’est de pouvoir mener de front ma vie de famille et ma vie professionnelle, en m’installant durablement sur TF1. Je veux continuer à me sentir en pleine forme pour la matinale avec laquelle je rempile pour une nouvelle saison à partir de septembre. Je n’ai jamais considéré la météo comme un tremplin et je veux continuer dans cet alignement-là. »

Plus d’infos sur la course au profit de KickCancer ici: https://www.runtokick.be/fr