Après une année compliquée pour les festivals, Dour et Ronquières préparent leur prochaine édition avec confiance : « Ça s’annonce bien »Les parents jouent toujours un rôle important
Dans cette sensibilisation, plusieurs acteurs peuvent intervenir à commencer par les parents. « Si les parents se sentent à l’aise avec le sujet, il peuvent évidemment en parler à leur ado mais c’est un thème compliqué: la sexualité, les rencontres… Sans oublier que les premiers émois amoureux peuvent coïncider avec la découverte d’une homosexualité. » Certaines questions ne sont pas aisées à aborder et certains contextes familiaux ou culturels, par exemple, peuvent être problématiques.
Dans ces cas-là, Thierry Martin préconise d’orienter son ado vers d’autres sources d’informations comme les plannings familiaux, les centres de prévention mais aussi certains sites internet ou des lignes d’écoute spécifiques. « Les jeunes s’informent de plus en plus via les réseaux ou auprès de leurs amis mais malheureusement, ces sources ne véhiculent pas toujours la bonne info. »
Leur « parler vrai »
D’ailleurs, en tant que parents, se renseigner auprès de ces mêmes réseaux sérieux (plannings, centres de prévention…) avant d’entamer une conversation sur le sujet avec son ado, n’est pas inutile. « Se renseigner au préalable auprès d’une structure professionnelle est une vraie bonne idée, poursuit Thierry Martin. Ces personnes de référence pourront donner des conseils quant à la façon d’aborder les choses mais surtout les bonnes informations: beaucoup de choses ont changé en quelques années. » Et si on veut être pris au sérieux par les jeunes, il ne faut pas raconter de bêtises ou être approximatif, surtout si c’est le parent qui initie la conversation: il ne peut pas être pris au dépourvu par l’une ou l’autre question de son enfant.
Et puis, comme le dit si bien le directeur de La Plateforme: « Les jeunes réclame un ‘parler vrai’: pas la peine de tourner autour du pot, il faut être direct ». Et si le dialogue ne prend pas, ce n’est pas grave: « on aura au moins abordé le sujet et peut-être l’ado en reparlera-t-il plus tard, quand il en aura besoin. Le fait de savoir que les parents sont d’accord d’en parler, ça peut changer bien des choses ».
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Quoi qu’il en soit, les parents inquiets pourront toujours glisser quelques préservatifs dans le sac de leurs ados en route pour les festivals. « C’est toujours une bonne chose d’en avoir quelques-uns avec soi et pas que pour se rendre en festival, d’ailleurs. Les opportunités se présentent souvent de façon assez spontanée et en trouver à ce moment-là peut être compliqué: le stand qui en donnait est fermé, la pharmacie aussi, le supermarché est loin… Et le préservatif reste le bon réflexe. » Mieux vaut en avoir et ne pas en avoir besoin qu’en avoir besoin et ne pas en avoir…