ENTRETIEN – Il est le chercheur français le plus influent du secteur de l’intelligence artificielle. Yann LeCun revient auprès du Figaro sur l’histoire mouvementée du secteur, la fausse route que représente selon lui l’IA générative, et ses espoirs pour les « world models ».

Yann LeCun, 65 ans, couronné du prix Turing pour ses travaux sur l’apprentissage profond (« deep learning »), est parfois surnommé « le parrain de l’IA ». Professeur à l’université de New York, il a dirigé de 2013 à fin 2025 Fair, le laboratoire de recherche en intelligence artificielle du géant des réseaux sociaux Meta. Il a quitté le groupe de Mark Zuckerberg pour fonder AMI Labs, un laboratoire qui poursuit ses travaux sur les « world models », ou l’IA appliquée au monde physique. Il s’agit selon lui de la meilleure approche pour aboutir à des machines réellement intelligentes.

LE FIGARO – Comment en êtes-vous venu à étudier l’IA ?

YANN LECUN – J’ai toujours eu l’ambition de découvrir des méthodes qui permettront à la machine d’arriver à une intelligence similaire à celle que l’on observe chez les humains et les animaux. L’apprentissage en est un composant essentiel et est un grand mystère à élucider. Je n’ai pas abandonné cet espoir, c’est d’ailleurs la raison d’être…

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Le Figaro

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