Le bourgmestre craignait une nouvelle occupation de ce site. « Le terrain est situé au pied du zoning pétrochimique Seveso et des canalisations passent en sous-sol, il en va donc d’une question de sécurité. Par ailleurs, la dernière fois, lorsque la communauté est partie, elle a laissé derrière elle de très nombreux détritus. » Finalement, le convoi a bifurqué vers Familleureux.

La commuanuté est passée par Marche-lez-Ecaussinnes, au croisement entre la rue de Courrière et la Chaussée de la Résistance. ©D.R.
Une importante coordination policière a été mise en place. « Nous sommes à cheval sur deux zones de police. Il y a donc eu une concertation entre les zones de la Haute Senne et de Mariemont et des renforts arrivaient encore », précise Sébastien Deschamps, qui a également pris contact avec la direction de Google afin de l’avertir de la présence du groupe dans la région.
C’est finalement à Familleureux, rue de Courrière, que le groupe s’est installé. La bourgmestre de Seneffe, Bénédicte Poll, s’est rendue sur place avec la police afin de rencontrer les responsables du camp. « Nous avons surtout discuté des conditions d’une cohabitation respectueuse », explique-t-elle. L’élue rappelle qu’il y a deux ou trois ans, lors d’une précédente installation sur le même site, les relations avec les entreprises voisines avaient été compliquées. « Ils s’étaient rendus sur le site d’une entreprise classée Seveso pour prendre de l’eau. »

La commuanuté est passée par Marche-lez-Ecaussinnes, au croisement entre la rue de Courrière et la Chaussée de la Résistance. ©D.R.
Cette fois, les autorités ont insisté sur plusieurs points : la gestion des déchets et la limitation du séjour à quinze jours. « Les premiers s’étaient installés et nous avions procédé à un blocage de la progression. Mais vu leur nombre, nous sommes finalement partis sur une discussion autour des mesures de cohabitation », poursuit la bourgmestre.
Le terrain occupé appartient à l’intercommunale IDEA. Il avait déjà été investi il y a quelques années. « IDEA avait procédé à des aménagements pour empêcher une nouvelle installation, mais ils sont malgré tout parvenus à passer », indique encore Bénédicte Poll.
Pour la bourgmestre de Seneffe, cette nouvelle occupation illustre une nouvelle fois un problème plus large. « La solution serait d’aménager des espaces d’accueil coordonnés au niveau du pays afin d’éviter les installations sauvages et ce qu’elles impliquent, à savoir des difficultés d’accès à l’eau, l’électricité et la gestion des déchets, souvent laissés sur place. »