REPORTAGE – Né sous l’impulsion du galeriste Jean-Baptiste Barbier et orchestré par la nouvelle directrice du Festival d’Angoulême, Clémentine Hustin, le Fonds Enki Bilal ouvre ses portes dans le Marais. Visite intime et chaleureuse en compagnie de l’auteur du Sommeil du monstre.

À peine a-t-on franchi le seuil de la galerie abritant le nouveau Fonds Enki Bilal, situé dans le quartier du Marais à Paris, que l’œil est attiré par une imposante statue métallisée représentant le buste de l’androïde Exterminateur 17, entouré par trois mains posées sur son crâne et ses joues.

Bonnet noir vissé sur le crâne, tout de noir vêtu, Enki Bilal, qui découvre le lieu et l’exposition en même temps que nous, commente sobrement : « Cette grande statue est tirée de la nouvelle couverture d’Exterminateur 17. Mais, avec le sculpteur Alban Ficat, nous n’avons gardé que trois mains qui viennent se plaquer sur le visage de l’homme. J’ai baptisé ce buste “Auto lui-même”. Un peu comme si le personnage se sculptait lui-même. »

Le Fonds Enki Bilal se tient en lieu et place de l’ancienne Galerie Denise René, consacrée à l’art cinétique, qui exposa durant des décennies les toiles de Victor Vasarely. Clémentine Hustin, la nouvelle organisatrice du festival BD d’Angoulême, également nommée…

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Le Figaro

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