Les TR010 rouges et blanches ne partaient pas favorites. Mais les hommes de David Floury ont à nouveau fait parler leur expertise face à des lièvres comme BMW et Cadillac. Dimanche midi, quand le « money time » a retenti, les Toy’ ont donné un coup de katana à la concurrence au bon moment. Tranchant et clinique.

Émotion et soulagement

Samedi à 16 heures, la Toyota n°7 partait 14e. Vingt-quatre heures plus tard, elle s’impose avec Kamui Kobayashi. Pur produit Toyota, l’ex-pilote Sauber F1, auteur d’un podium en 2012, renoue avec le succès. « On tourne autour de cette victoire depuis si longtemps. Nous sommes très émus de gagner dans ces circonstances », indiquait Koba après l’arrivée.

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Les 40 dernières minutes de course étaient très stressantes.

Un qui était très ému était Nyck de Vries. Seul pilote de l’armada à n’avoir jamais gagné au Mans, le petit Néerlandais, malheureux pilote AlphaTauri en F1, trainait ce manque comme un boulet. Au passage de la ligne, cet ancien protégé de McLaren n’a pu retenir ses larmes.

« Je vivais mal le fait d’être le seul pilote Toyota sans victoire au Mans, commente celui qui devient le 3e pilote néerlandais à gagner dans la Sarthe. Je suis soulagé d’enfin toucher au but. C’est la consécration de plusieurs années de travail acharné. Même quand ça n’allait pas, il fallait garder espoir. »

Le troisième larron est le Britannique Mike Conway, qu’on dit sur le départ. S’il doit faire ses adieux aux Japonais, il pourra s’en aller la tête haute.

« Les 40 dernières minutes de course étaient très stressantes. Nyck se cachait les yeux et les allers-retours aux toilettes se sont multipliés ! », sourit-il.

Cerise sur le matcha, la deuxième Toyota prend la 3e place. « À Imola, Kamui avait retenu Ferrari pour m’aider à gagner. Au Mans, ce fut à mon tour de lui rendre la pareille face à BMW », souffle Sébastien Buemi.

Et ainsi, cette année au Mans, c’était vraiment « My Toyota is fantastic ».