Le rockeur de 76 ans jouera le premier concert de son Land of Hope and Dreams American Tour, le 31 mars, dans la ville du Minnesota où deux citoyens américains ont été tués fin janvier par la police de l’immigration.
Bruce Springsteen envoie « la cavalerie ». Prochain arrêt : Minneapolis. Le rockeur y lancera sa tournée américaine le 31 mars, son Land of Hope and Dreams American Tour. Un rendez-vous musical visiblement très politique. Sur les réseaux sociaux, l’interprète de The River a promis de « faire vibrer la ville en célébrant et en défendant l’Amérique ». À l’image de sa dernière chanson Streets of Minneapolis, il commémorera Renee Good et Alex Pretti, deux citoyens américains tués fin janvier dans cette commune du Minnesota par des agents fédéraux de la police de l’immigration, dit l’ICE.
La star du rock’n’roll fera honneur « à la démocratie, la liberté, la Constitution et le rêve américain sacré ». Il ne manquera pas de s’attaquer à Donald Trump, son grand ami… Celui qu’il qualifie comme « le roi en devenir » des États-Unis et son administration comme « le gouvernement voyou de Washington ». « Nous vivons des temps sombres, inquiétants et dangereux, mais ne désespérez pas », a alerté Bruce Springsteen, qui n’en est pas à son coup d’essai avec le clan républicain. En 2024, il a reproché à Donald Trump de « ne pas comprendre les États-Unis, son histoire et ce que ça veut dire qu’être vraiment américain ».
Un finish dans la capitale
Ces mots doux lui ont valu une réponse très clinquante du président américain. Pour lui, Bruce Springsteen est un artiste « surcoté ». Autrement dit, il ne mériterait pas son succès. Qu’importe, le rockeur compte bien mobiliser les foules lors de sa tournée sur le territoire de l’Oncle Sam. Après son show politique à Minneapolis, il prévoit dix-neuf autres concerts dans des grandes salles. Le Land of Hope and Dreams American Tour passera par Portland, Inglewood, San Francisco, Phoenix, Newark, Sunrise, Austin, Chicago, Atlanta, Belmont Park, Philadelphia, New York, Brooklyn, Pittsburgh, Cleveland et Boston.
Bruce Springsteen, le poète des perdants d’une Amérique gagnée par Donald Trump
Le rockeur ponctuera cette tournée avec une date en extérieure dans le Nationals Park de Washington, le 27 mai. Un concert symbolique dans la capitale, où il devrait à nouveau montrer son engagement en faveur des populations immigrées. Mais aussi son désamour pour Donald Trump, son administration, ses partisans et la police de l’immigration, qu’il accuse toujours de participer à « une terreur d’État ».