Le soutien est également « lucide », selon les résultats de l’enquête : 86,2 % des parents et 93,3 % des élèves déclarent comprendre les revendications des enseignants, et ils et elles sont 75,2 % (parents) et 89,5 % (élèves) à estimer que les perturbations sont justifiées (tout à fait et plutôt oui).

« Nous observons chez les parents une compréhension importante des mouvements et à la fois une inquiétude sur la fin de l’année scolaire. C’est un signal aussi envoyé aux enseignants pour qu’ils l’entendent et y répondent de la manière la plus claire possible », commente Bernard Hubien, secrétaire général de l’Ufapec. « La demande la plus pressante est une information claire et précise communiqué le plus rapidement aux parents car il y a encore des écoles qui n’ont rien communiqué sur l’organisation des épreuves et comment va se passer la fin de l’année. »

Grève des profs et fin d’année scolaire perturbée: « C’est de la maltraitance envers les élèves »CEB, CE1D et CESS

Malgré les perturbations, 44,4 % des parents et 53,7 % des élèves estiment le maintient des épreuves certificatives externes (CEB, CE1D et CESS) pertinent. « Il existe une corrélation entre le nombre de jours de grève et de perturbations par école et la volonté de maintenir ces épreuves externes. Plus les écoles ont été perturbées, plus les parents souhaitent l’annulation des épreuves externes », précisent les organisations dans leur communiqué de presse.

Chaque réussite à l’épreuve a des conséquences propres : accompagnement renforcé en 1re secondaire pour le CEB, orientation pour le CE1D et études supérieures pour le CESS. Les organisations accordent leur confiance aux équipes pédagogique pour que le conseil de classe, qui est souverain, tienne compte des circonstances exceptionnelles de cette fin d’année et ne pénalise pas les élèves.

Repas et fournitures scolaires, les écoles paniquent : « Ce qu’on craignait est en train d’arriver »

La gratuité scolaire préoccupe pas mal mais la préoccupation qui prédomine concerne la hausse du minerval. Plus de 75 % des parents déclarent être concernés par cette inquiétude.

« On est dans une situation économique globale précaire. Les classes moyennes médianes sont de plus en plus sur le fil. Des étudiants dont les parents n’étaient pas dans un état de pauvreté, pouvaient prétendre à des allocations d’études. Mais la globalisation des revenus change la donne. Les revenus du beau-père ou de la belle-mère qui n’est pas redevable de soutien financier de l’étudiant vont être intégrés. Ça risque de conduire à des situations très difficiles dans certaines familles », prédit Bernard Hubien.

Les associations réclament aussi ‘une réelle prise en compte de la parole des élèves dans les décisions qui impactent leur avenir ».