Namur : « Sleep & Discover », un label qui distingue la chambre d’hôtes de la boîte à clef Airbnb

Pour rappel, à Spa, sur les 350 hébergements répertoriés par l’ASBL (aussi bien des hôtels que des gîtes, des Airbnb…) à travers les différents sites de réservation fin juin 2025, seuls 70 étaient enregistrés auprès de Tourisme Wallonie.

Bourgmestres et échevins ont répondu à à l'invitation de l'Association des Hôtels, Restaurants de Spa et Environs (AHRSE), ce 18 février 2026.Bourgmestres et échevins ont répondu à à l'invitation de l'Association des Hôtels, Restaurants de Spa et Environs (AHRSE), ce 18 février 2026.Bourgmestres et échevins ont répondu à à l’invitation de l’Association des Hôtels, Restaurants de Spa et Environs (AHRSE), ce 18 février 2026. ©D.R.Des actions obligatoires pour garantir la sécurité et le confort des clients

Les acteurs professionnels dénoncent ainsi une concurrence déloyale. Le président de l’association, et hôtelier (L’écrin d’Ô), Thierry Grandville rappelle ainsi que pour être dans la légalité un établissement doit posséder : un certificat de contrôle d’incendie, un permis d’urbanisme (si l’activité est postérieure au 30 janvier 2023), s’acquitter des taxes communales, puis s’enregistrer. « Ce sont des actions qui sont obligatoires pour garantir la sécurité et le confort des personnes que nous recevons, mais ça fait aussi partie de nos responsabilités », glisse-t-il.

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Et de pointer également celles des communes à veiller à une certaine équité ainsi que d’assurer un contrôle. « Hier, j’ai abordé le drame de Crans-Montana. Les propriétaires sont pleinement responsables, mais la Commune aurait également des choses à se reprocher suite à un mauvais contrôle. » Au-delà des risques en matière de sécurité, ces hébergements sous les radars déplorés représentent également un manque à gagner pour les finances communales.

Une pression sur les logements pour les habitants

Les élus ont également pointé le fait que ces « hébergements touristiques non reconnus, non autorisés, empiètent également sur la capacité d’hébergement pour les citoyens ». « Dans certaines rues, à Spa, à Jalhay ou dans beaucoup d’autres communes, il y a plus d’Airbnb ou de gîtes que d’habitations pour les habitants. Il y a une urgence vitale pour les communes. »

Face à ces problématiques, nos communes comptent privilégier « l’information et la prévention ». « C’est souvent une question de méconnaissance de la réglementation. » La création d’un cadre commun, d’une charte, est également envisagée pour uniformiser la manière dont les partenaires lutteraient contre cette zone grise.

« Un problème mondial »

« C’est un problème mondial, des grandes villes comme Paris, Barcelone, Rome mettent en place des plans de lutte contre les Airbnb sauvages. Bruxelles a pris des mesures très fortes également avec la mise de scellés sur des établissements après plusieurs rappels. Je ne pense pas qu’on en arrive là dans nos communes ! »

Finalement, Thierry Grandville imagine que le lancement de ce dialogue constructif fasse effet boule de neige, et « que d’autres se rendent compte que c’est une problématique dont il faut s’occuper ! ».