L’affaire trouve son origine dans une intervention publique de l’avocate qui, au cours d’une conférence, est revenue sur les rassemblements organisés devant l’ambassade israélienne et sur l’action des forces de l’ordre lors de plusieurs manifestations. Critiquant vivement les autorités communales de l’époque, elle aurait notamment mis en cause Boris Dilliès, alors bourgmestre d’Uccle : « spéciale dédicace à cette crapule de Dilliès ».

Des propos qui auraient circulé sur les réseaux sociaux. Piqué au vif, Boris Dilliès a entrepris des démarches auprès du barreau de Bruxelles et de la justice. Selon les informations rapportées par La Dernière Heure, l’actuel ministre-président a adressé un courrier au bâtonnier du barreau dans lequel il s’interroge sur le respect des devoirs de dignité et de retenue qui incombent aux avocats. Il se dit particulièrement choqué par le vocabulaire employé à son encontre. Boris Dilliès annonce le dépôt d’une plainte pour injure publique.



« Critique virulente »

Contactée par la rédaction, Selma Benkhelifa, de son côté, affirme ne pas se souvenir d’avoir tenu ces propos. Pour autant, elle ne cache son opposition à l’action menée par Boris Dilliès lorsqu’il était bourgmestre d’Uccle. « Je n’apprécie pas cette personne », déclare-t-elle. « La police, dont il était responsable en tant que bourgmestre, a été extrêmement violente à l’égard des étudiants qui ont manifesté devant l’ambassade à Uccle. Ces jeunes ont été attaqués par la police ».




Concernant l’utilisation du terme « crapule », l’avocate défend sa liberté d’expression et estime que les personnalités politiques doivent accepter des critiques parfois sévères. « Un homme politique, en tant que personnalité publique, doit accepter la critique, fût-elle virulente », rétorque-t-elle.