On oublie les crop tops, on range les débardeurs à bretelles et les shorts hawaïens. « C’est important d’apprendre qu’il y a un code vestimentaire lié à l’endroit dans lequel on se trouve », estime Bernard Ghekiere, directeur de l’Institut Marie Immaculée à Anderlecht.
« La chaleur ne se trouve pas que dans le climat », lâche avec une certaine ironie Alain Kouen, directeur du Collège Notre-Dame de Dinant et président de la Feadi (fédération des associations de directeurs de l’enseignement secondaire catholique) en faisant référence à la colère dans l’enseignement. « Les tenues doivent rester correctes à l’école, on n’est pas à la plage. On demande aux élèves de venir comme ils iraient au travail. »
Les directions où les actions sociales des profs sont importantes préfèrent se focaliser sur la tenue des examens plutôt que celle des jeunes. « Vu la problématique, on ne va pas mettre un élève dehors s’il est en petite tenue ou en short », glisse la directrice Céline Geudvert.
Dans une école à Genappe, on se montre aussi très ouvert. « Les remarques ne viennent pas de l’équipe pédagogique, les élèves savent ce qui est décent. Souvent, ce sont les parents qui s’offusquent de la manière dont s’habillent les élèves et les remarques concernent toujours les filles », note Anthony Spiegeler qui a pour règle tacite d’avoir « plus de vêtement que de peau ».
Même pour soutenir les Diables Rouges, le maillot de foot n’est pas autorisé partout. Pour éviter de devoir se changer, mieux vaut lire le ROI avant de choisir sa tenue les prochains jours.