L’épisode 15 de « Koh-Lanta : les reliques du destin » était diffusé mardi soir sur TF1.Après un ultime duel de riposte, l’un des six aventuriers encore en lice a été éliminé.Retrouvez tous les meilleurs moments de la saison en streaming sur TF1+.

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« Koh-Lanta : les reliques du destin »

Il se voyait déjà en haut de l’affiche… ou du moins sur les poteaux ! Daniel, le doyen de « Koh-Lanta : les reliques du destin », a été victime d’un terrible rebondissement au début de l’épisode 15, diffusé mardi soir sur TF1 et déjà disponible en streaming sur TF1+. Informé par Clarisse de l’emplacement d’une poterie mystère dans l’antre du destin, Guillaume a profité d’un duel de riposte pour affronter l’ancien champion de wakeboard. Et sauver sa peau, se qualifiant pour l’orientation à sa place alors qu’il avait été éliminé à l’issue du vote.

Vous êtes éliminé suite à un ultime duel face à Guillaume, alors que vous pensiez être qualifié pour l’orientation. Comment l’avez-vous vécu ?

Sur le moment c’est cruel parce qu’après le vote, je me dis que c’est bon. Je suis en finale, c’est incroyable. Je souffle un peu… Et puis quand je vois Guillaume aller dans l’antre du destin sans sa flamme, je me dis « Oh la la, il y a une couille ! » (Rires). J’ai beau être fatigué, je me sentais bien mentalement, suffisamment pour me porter pendant la course d’orientation et jusqu’aux poteaux ensuite. Maintenant, même si je sors au pire moment, je tiens à dire que j’ai beaucoup de chance d’être allé jusque-là.

Si vous perdez le duel face à Guillaume, vous êtes d’abord victime de Clarisse, qui lui a révélé l’emplacement de la poterie. Et qui semble plutôt contente de vous voir partir, alors que vous avez fait toute l’aventure ou presque à ses côtés. Comment l’expliquez-vous ?

Clarisse est venue jouer avec son côté stratégique, mixé avec son côté sportif qui était bien réel. Et on va dire que quand elle a commencé à jouer, je n’ai rien vu venir ! Quand je m’en suis aperçu, il était déjà trop tard ! Je me suis demandé si j’avais fait quelque chose de mal, ou s’il y avait quelque chose qu’elle n’aimait pas chez moi… Avec le recul, je ne sais toujours pas. Elle a pris le risque de mettre un jaune à la place d’un rouge et c’est arrivé. D’un autre côté, elle ne voulait pas me voir à l’orientation et elle a réussi.

Il y a eu une première « trahison » de la part de Clarisse quand elle a fait sortir Johan. Est-ce que vous regrettez de lui avoir pardonné à ce moment-là ?  

Si on regarde aujourd’hui, c’est clair qu’on se demande « Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? » (Rires)  Après, quand on est sur le jeu, il faut prendre des décisions. Clarisse a joué son jeu, elle l’a adapté au fur et à mesure de l’aventure. Et au final, elle est là où elle voulait ! Maintenant, je ne comprends pas dans la mesure où avec les rouges, on était bien ! On était soudés, la route était tracée. Mais c’est ça aussi « Koh-Lanta » : quand c’est trop bien tracé, c’est qu’il va se passer quelque chose !

Daniel, 51 ans, a été champion du monde et d'Europe de wakeboardDaniel, 51 ans, a été champion du monde et d’Europe de wakeboard – TF1 / ALP

Ce qu’on voit aussi sur la fin de l’aventure, c’est que vous finissez par agacer les rouges, plus jeunes que vous comme Clarisse, Zakariya et Caroline… Vous ne vous en étiez pas rendu compte ?

Quand j’ai vu les images, je les ai trouvées très très fortes et très dures à voir. Il y en a même que je n’ai pas regardées, parce que je ne voulais pas me mettre plus de plomb dans la tête. Sincèrement je ne vois pas le truc arriver. Je sais que Caroline est au bout du rouleau. Elle est en dépression, elle n’en peut plus. Zak, lui, je sais qu’il est sanguin. Il est dans le mal même si je suis étonné de tout ce qu’il dit. Clarisse, elle, est dans sa stratégie. Aujourd’hui, je le vois et je m’en rends compte. Mais il y a quand même un décalage entre ce que je pensais là-bas et ce que je vois à la télé.

C’est une déception ? 

Non, c’est comme ça. C’est l’aventure. Et puis, c’est vrai que moi, j’ai quand même toujours tendance à avoir les yeux partout, à calculer. Je réfléchis tout le temps. Mais encore une fois, on ne voit pas tout. On ne sait pas tout. Donc, j’ai essayé de faire comme je pouvais avec mes petites forces et mes défauts. Et il y a des choses qui ont marché, d’autres qui ont moins bien marché.

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C’est une question de générations aussi ?

Je ne me suis jamais dit ça. Je sais qu’ils étaient plus jeunes que moi, mais autant dans les jeux, les épreuves, que dans la vie sur le camp, je les mettais exactement à la même hauteur. Est-ce que le fait d’avoir 50 ans par rapport au fait d’en avoir 20 ou 25, on ne réagit pas pareil ? Dans la vie de tous les jours, je côtoie beaucoup de jeunes, je reste à la page, j’ai tous les réseaux sociaux. Je ne me considère pas comme un quinquagénaire de base ! Je suis ouvert et j’aime autant apprendre des jeunes que des moins jeunes.

Est-ce que vous avez appris des choses sur vous-même ? 

Ça m’a conforté sur pas mal de choses que je pensais. Et d’abord l’idée que le mental peut vraiment vous aider à aller plus loin. Si j’ai pu montrer aux gens qu’il faut toujours se battre, que rien n’est forcément foutu quand on pense que c’est foutu, alors je suis content d’avoir tout donné. Ne pas être allé au bout n’est pas forcément une défaite ! Je suis conscient que ce que j’ai fait, j’en suis fier. Et si j’ai l’occasion de repartir un jour, je n’hésiterai pas une seconde.

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Jérôme VERMELIN