Le départ de David Hubert, la nomination et la confirmation de Besnik Hasi l’été dernier, la double élimination en Europa League et Conference League ou encore la gestion des prolongations de contrat, Olivier Renard se livre sur les derniers dossiers qu’il a gérés.

Venons-en à la nomination de Besnik Hasi en mars dernier, pourquoi avoir posé ce choix ?

Il a d’abord fallu se séparer de David (Hubert). Au moment de l’écarter, j’étais la dernière personne dans le club qui le souhaitait. Depuis des semaines, je devais justifier, plus haut, pourquoi on continuait avec lui. Mais mon feeling était que l’équipe manquait de mordant à l’approche des playoffs. Le groupe et le coach avaient des liens d’amitié, ce qui est parfois dangereux. Avec Wouter, on a opté pour Besnik qui allait ramener ses règles. À la base, c’était un intérim, il savait qu’il pourrait quitter le club à l’issue de la saison. Quelques mois plus tard, on se réunit, cette fois avec Tim Borguet, pour statuer sur le cas de Hasi. Et on décide de le reconduire car on trouvait qu’il faisait bien les choses et des jeunes étaient lancés, ce qui correspondait à la demande de la direction. Est-ce que Besnik faisait tout parfaitement ? Non, mais il répondait aux attentes. »

Mais le Clasico lui a été fatal.

Après le match, je suis allé parler aux joueurs. Ils disaient être derrière le coach. Je leur ai dit qu’ils avaient raison : ils étaient derrière lui… Mais pour se cacher ! Ils fuyaient leurs responsabilités et laissaient Besnik les assumer seul pour eux. Je leur ai alors dit : « regardez ce qui se passe à l’Union, c’est l’inverse. Ils ont changé cinq fois de coachs, c’est le groupe qui est devant le coach. Le plus important, c’est l’esprit d’équipe. Et pourtant, les Unionistes n’ont pas les contrats des joueurs d’Anderlecht mais ils savent qu’en performant bien ensemble, ils accéderont à un transfert qui leur permettra de gagner plus. » Ce qui m’a également choqué dans les déclarations de certains joueurs après la défaite au Standard, c’est d’entendre qu’on manquait de qualité. C’est se tirer une balle dans le pied. On avait tous nos responsabilités, les joueurs aussi.