La peine est à la mesure du drame. Vingt-sept ans de prison pour sept meurtres et des dizaines de tentatives d’homicide : la justice a sanctionné des faits d’une gravité exceptionnelle. Les proches des victimes de Strépy peuvent désormais poursuivre leur travail de deuil et de reconstruction.

Pourtant, un détail laisse perplexe. Paolo Falzone n’est pas déchu de son permis. Lorsqu’il sortira de prison – sans doute davantage après quelques années qu’après 27 -, ce chauffard addict à la vitesse pourra s’installer au volant d’une voiture. Et rependre la route.

Paolo Falzone passera la nuit en prison, un soulagement pour ses victimes et leurs proches : « On ne voulait pas qu’il passe un mois de plus chez lui »

La loi est mal faite : Falzone était jugé pour meurtre, pas pour infractions au Code de la route et conduite dangereuse. La justice ne pouvait donc pas lui retirer son précieux sésame. Détestable surréalisme à la belge. Comment expliquer qu’un homme ayant transformé sa voiture en arme puisse, demain, reprendre légalement le volant ? Sans devoir repasser son Code. Sans devoir repasser son permis pratique. Sans formation. Sans évaluation de ses aptitudes à rouler.

Le problème n’est pas dans le jugement mais dans la loi. Et si celle-ci permet qu’un conducteur responsable d’un tel carnage retrouve son permis comme si de rien n’était, il est urgent de la changer.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.