RÉCIT – Le directeur adjoint du Nouvel Obs avait noué une amitié improbable avec l’humoriste, disparu il y a quarante ans. Les deux hommes se retrouvaient sur le terrain de la truculence.
Ce n’est pas l’histoire d’un mec. Ou pas seulement. Coluche cultivait un talent singulier et cherchait la lumière, mais il ne marchait pas seul. Aux côtés de Gérard Lanvin, Renaud, Patrick Dewaere ou Thierry Lhermitte, le trublion disparu en 1986, il y a quarante ans, fuyait la solitude et conversait jusqu’au bout de la nuit. Une silhouette détonnait parmi les personnages plus ou moins célèbres, plus ou moins serviles, qui se pressaient autour de lui. Celle du journaliste Pierre Bénichou (1938-2020). « Le Président », comme l’appelait Coluche, froissait au milieu des loubards des costumes sur mesure.
Les deux hommes s’étaient croisés au milieu des années 1970 là où se rencontrait le Tout-Paris, sur les banquettes de la boîte de nuit Chez Castel. Dans la morne plaine d’un dimanche soir, ils se mettent à rire. Coluche en avait fait son métier. Ce n’était, pour Pierre Bénichou, qu’un passe-temps. Directeur adjoint du bréviaire de la gauche, Le Nouvel Observateur, ce Pied-noir lettré et…
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