En demi-finales de la mass start, ce samedi, Indra Médard sait qu’il ne faudra pas se louper.
« Mon plus grand objectif, c’est d’entrer en finale et je sais que ce sera déjà très difficile. Si j’y parviens, j’espère alors jouer un rôle pour Bart. Ce sera tout pour lui ! Car soyons réalistes : même si je joue ma carte, cela n’aboutira probablement pas à une médaille. »

Les deux Belges en discussion à l’entraînement. ©Belgaimage
Ce serait aussi « un véritable honneur » aux yeux d’Indra Médard de pouvoir aider Bart Swings pour tout ce que celui-ci représente.
« Depuis que j’ai commencé à patiner à l’âge de huit ans, dans le même club que Sandrine Tas qui habite à 500 mètres de chez moi, Bart a toujours été mon modèle. Donc pouvoir être au départ avec lui, ici à Milan, c’est vraiment spécial. Vous savez, il y a 16 patineurs en finale. Et s’il y a deux Belges au départ, ce sera un concurrent en moins pour lui. Ma présence le rassurerait un peu. »
Mais au fait comment pourrait-il aider Swings concrètement ? « Soit en me portant en tête de la course, auquel cas les grands pays devront chasser, soit en bouchant les trous, dit-il. Ce sera l’un de ces deux scénarios. »
Le hic, c’est qu’Indra Médard a été moins performant cette saison que l’an dernier où il avait terminé septième de la mass start aux Mondiaux de Hamar et était monté sur le podium de la manche de Coupe du monde à deux reprises.
« C’est vrai que cette année est plus délicate. J’ai pourtant l’impression d’avoir fait pas en avant… mais les autres en ont fait un plus grand encore ! Depuis l’Euro, je sens que ça va de mieux en mieux et j’espère poursuivre dans cette voie ce samedi. »