Coupe du Monde: le joueur le moins connu du Mondial est devenu une star sur les réseaux sociaux

Son choix s’est porté sur Tim Payne, latéral de 32 ans évoluant aux Wellington Phoenix. L’effet a été immédiat. En quelques jours seulement, le Néo-Zélandais est passé d’environ 4.000 abonnés à plus de 4 millions sur Instagram.

Si l’engouement peut paraître démesuré, il est accueilli avec amusement au sein de la sélection néo-zélandaise. Son entraîneur, Darren Bazeley, a d’ailleurs assuré que le joueur vivait cette soudaine notoriété avec beaucoup de recul, malgré l’ampleur du phénomène.

Un jackpot bienvenu

Mais le phénomène Tim Payne n’est pas un cas isolé. Depuis le début du Mondial, plusieurs joueurs jusque-là inconnus du grand public ont vu leur cote exploser grâce à une performance marquante ou à un simple emballement collectif sur les réseaux.

Le gardien capverdien Vozinha en est sûrement l’exemple le plus frappant. Lors du premier match de l’histoire du Cap-Vert en Coupe du monde, face à l’Espagne, le portier de 40 ans a réalisé une prestation exceptionnelle avec sept arrêts décisifs. Héros du match nul historique décroché par son équipe, il a également marqué les esprits par son émotion au coup de sifflet final.

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La réaction des internautes ne s’est pas fait attendre. En quelques heures, son compte Instagram est passé d’environ 50.000 abonnés à plus de 6 millions. Une journaliste lui a même appris la nouvelle en zone mixte quelques minutes après la rencontre. Visiblement abasourdi, le gardien s’était contenté d’un sourire et d’un sobre : « C’est dingue. »

Le phénomène continue de s’étendre. Cette semaine, c’est l’Australien Kai Trewin qui a été propulsé sous les projecteurs.

Âgé de 25 ans et appelé pour disputer sa première Coupe du monde, le défenseur comptait à peine quelques milliers d’abonnés sur les réseaux sociaux. Jusqu’à ce qu’un autre créateur de contenu, RubikayTV, affirme que Tim Payne n’était finalement pas le joueur le moins connu du tournoi et que ce titre revenait plutôt à Kai Trewin.

Là encore, la mécanique virale s’est enclenchée. En l’espace de vingt-quatre heures, le nombre d’abonnés de l’Australien a bondi de 3.000 à plus de 130.000. Une progression qui pourrait n’être qu’un début au vu de la dynamique observée ces derniers jours.

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Au-delà de l’aspect anecdotique, ces coups de projecteur numériques peuvent avoir des conséquences bien réelles pour les joueurs concernés. Dans le football moderne, la popularité en ligne est devenue un véritable levier économique. Les abonnés représentent une audience potentielle que les marques, les sponsors et même certains clubs observent avec attention. « Pour ces joueurs, c’est une opportunité en or. Cette visibilité soudaine peut leur permettre de signer des partenariats commerciaux, de décrocher des contrats publicitaires et de générer des revenus complémentaires, explique un spécialiste du marketing sportif. Contrairement aux grandes vedettes du football mondial, ils ne bénéficient pas forcément de salaires astronomiques. Du jour au lendemain, ils acquièrent pourtant une exposition comparable à celle d’une star internationale. »

L’expert nuance toutefois l’enthousiasme. « Toute la difficulté sera de transformer cet engouement ponctuel en quelque chose de durable. Les réseaux sociaux offrent une visibilité énorme, mais elle peut disparaître aussi vite qu’elle est apparue. À eux d’entretenir ce lien avec leur nouvelle communauté et de saisir les opportunités qui se présentent. »

Cette nouvelle réalité illustre une nouvelle fois l’évolution profonde du sport professionnel et la puissance des algorithmes sur les réseaux sociaux, capable de changer le destin médiatique d’un athlète en quelques heures seulement.