RÉCIT – Parfois grossier, incontrôlable et provocateur, le fondateur des Restos du cœur n’a pas été remplacé. Quarante ans après sa mort, certains de ses sketchs sont devenus cultes.
C’était il y a quarante ans. Le 19 juin 1986, tous les médias annoncent la mort de Coluche (né Michel, Gérard, Joseph Colucci, le 28 octobre 1944, à Paris). Le comique s’est tué à moto, sur la route de Grasse, entre Opio et Valbonne, au nord de Cannes. Mort à toute vitesse, comme il a vécu. Sur les chapeaux de roues. À l’époque, la France – presque – unanime pleure son amuseur public, ce personnage hors norme. Cet humoriste qui était devenu un porte-voix des invisibles, de ceux que l’on n’entendait pas, de cette France profonde dont il venait et dont il se moquait avec affection.
Coluche était devenu pour certains une espèce de saint laïque, qui pouvait se targuer d’avoir créé – manière de suppléer aux insuffisances de l’État-providence – les Restos du cœur et le concert des Enfoirés pour les financer. Pas très catholique, le saint, cependant. Il avait sa part d’ombre, ses addictions, ses excès. Ses accès de mélancolie aussi. Celui dont certains des sketchs (C’est l’histoire d’un mec, Je…
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