La Belgique partage certaines préoccupations du camp des États membres qui défendent les rubriques budgétaires traditionnelles que sont la politique agricole commune (Pac) et les politiques de cohésion – la Région wallonne, notamment, ne veut pas trop voir réduire leur enveloppe. « Nous continuerons à défendre des moyens suffisants pour nos agriculteurs et une enveloppe pour la cohésion, pour nos régions », défendait, mardi le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot (Les Engagés). Mais elle est aussi favorable à la « modernisation » du budget en faveur de la compétitivité – un mantra de l’actuel gouvernement fédéral et du Premier ministre Bart De Wever. Bref, la Belgique n’est pas contre une diminution du budget, mais doit décider à quelles coupes elle est favorable. Ce qui compte, en priorité, pour la Belgique, c’est que sa contribution financière au budget européen n’augmente pas, alors qu’elle est occupée à serrer la vis de ses finances publiques, entre autres parce que l’UE le lui demande, a rappelé M. Prévot.

Les Vingt-sept se lancent dans la résolution du casse-tête du budget européen 2028-2034Pas touche aux droits de douane

L’impact budgétaire du CFP 2021-2027 est de 4,39 milliards par an pour les finances belges. Sur base de la proposition de la Commission, il serait pour le CFP 2028-2034 de 6,8 milliards d’euros. Cette augmentation serait due, d’une part, à l’introduction de nouvelles recettes, dont celles sur les bénéfices des compagnies opérant dans l’UE dont le chiffre d’affaires dépasse 100 millions d’euros annuels. L’autre problème que pointe la Belgique est la nouvelle tentative de la Commission de réduire de 25 à 10 % le montant des droits de douane collectés au nom de l’UE que peut conserver un État membre. « Inacceptable », gronde-t-on côté belge.

La Commission propose un budget de rupture pour la période 2028-2034

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