Le Pakistan et le Qatar, artisans complémentaires de l’accord entre l’Iran et les États-Unis

« Il est évident que les négociations en face-à-face qui se tiendront à l’avenir ne présagent pas de l’acceptation du point de vue de l’ennemi », a souligné ce dirigeant, qui n’a pas été vu en public depuis son entrée en fonction en mars.

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« Tout le Liban doit brûler », dit un ministre israélien après la mort de quatre soldats

Paris appelle Israël à « respecter » l’accord Iran-USA, qui prévoit la « cessation des hostilités » au Liban

Israël doit « respecter » le protocole d’accord signé mercredi entre l’Iran et les États-Unis, qui prévoit la « cessation des hostilités » y compris au Liban, a appelé vendredi le chef de la diplomatie française après de nouvelles frappes israéliennes dans le sud du Liban.

« Cet accord prévoit la cessation des hostilités, le gouvernement israélien doit le respecter, et les États-Unis en particulier doivent exercer toute la pression nécessaire sur le gouvernement israélien pour que ce soit le cas », a affirmé Jean-Noël Barrot sur la radio FranceInfo.

Réunion des ministres égyptien, pakistanais, turc et saoudien des Affaires étrangères dimanche en Egypte

Le ministre égyptien des Affaires étrangères recevra dimanche ses homologues pakistanais, saoudien et turc dans la ville d’El Alamein, sur la côte méditerranéenne, a annoncé la diplomatie égyptienne.

Badr Abdelatty « tiendra une rencontre quadrilatérale dimanche » avec le ministre saoudien Fayçal ben Farhane, le Turc Hakan Fidan et le Pakistanais Ishaq Dar, « suivie d’une session étendue de discussions et une conférence de presse », a précisé le ministère égyptien des Affaires étrangères dans un communiqué tard jeudi soir.

Le ministère n’a pas précisé le thème des discussions, mais les quatre pays ont été impliqués dans les efforts de médiation pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Dix-huit morts dans des frappes israéliennes dans le sud du Liban

Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire du ministère libanais de la Santé, malgré la conclusion du protocole irano-américain qui prévoit une cessation des hostilités.

Israël annonce la mort de quatre de ses soldats au Liban, les premiers depuis l’accord USA-Iran

L’armée israélienne a annoncé vendredi matin la mort de quatre de ses soldats, tués en opérations dans le sud du Liban, ses premières pertes depuis la signature de l’accord entre Washington et Téhéran censé mettre fin à la guerre au Proche et au Moyen-Orient.

« Le lieutenant-colonel Dor Gedalia Ben Simhon est tombé au combat » avec « trois autres soldats » dont les noms seront publiés ultérieurement, indique un communiqué militaire publié après que l’armée a annoncé avoir mené des frappes à travers le sud du Liban contre le Hezbollah « après des violations répétées du cessez-le-feu » par ce mouvement islamiste allié de l’Iran.

Après l’accord Iran-USA, Trump veut se concentrer sur la question nord-coréenne, selon le président de la Corée du Sud

Donald Trump veut désormais se concentrer sur la résolution de « la question nord-coréenne » maintenant qu’il a conclu un protocole d’accord avec l’Iran devant mettre fin au conflit au Moyen-Orient, a déclaré vendredi le président sud-coréen Lee Jae Myung après avoir rencontré son homologue américain en France.

« Le président Trump a dit que le moment était venu de prêter attention à la question nord-coréenne », a affirmé M. Lee aux journalistes à Séoul, en leur dévoilant les détails de sa rencontre avec le président des États-Unis lors du sommet du G7 à Evian.

Israël dit frapper des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban

L’armée israélienne a annoncé vendredi frapper des cibles du Hezbollah pro-iranien dans plusieurs zones du sud du Liban.

« L’armée a frappé cette nuit et continue de frapper des terroristes et des infrastructures du Hezbollah dans plusieurs zones dans le sud du Liban », a indiqué l’armée dans un communiqué.

Accord USA-Iran: les négociations prévues vendredi en Suisse « reportées », annonce Berne

Les négociations prévues vendredi en Suisse entre l’Iran et les États-Unis en vue d’un accord devant mettre fin au conflit au Moyen-Orient ont été reportées sine die, a annoncé le gouvernement suisse, quelques heures après l’annonce de l’annulation du départ du vice-président américain JD Vance pour le pays alpin.

« Les discussions prévues entre les États-Unis, l’Iran, le Qatar et le Pakistan ont été reportées. La Suisse reste disposée à faciliter ces discussions. Les travaux préparatoires correspondants se poursuivent », a annoncé le ministère des Affaires étrangères dans un message transmis à l’AFP, sans fournir de précision sur une prochaine date pour ces pourparlers.

Avant d’annuler sa venue en Suisse, JD Vance avait affirmé que le délai de 60 jours pour l’accord final de paix entre les États-Unis et l’Iran courait à partir de jeudi et qu’il pourrait se rendre « ce week-end » en Suisse, mais sans pouvoir le garantir.

Washington et Téhéran sont convenus cette semaine d’un accord pour mettre fin au conflit déclenché le 28 février par les États-Unis et Israël contre la République islamique, qui a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban.

Le protocole d’accord, qui inclut le front libanais, a été signé par Donald Trump, en visite en France, et par le président iranien Massoud Pezeshkian, à Téhéran.

JD Vance ne partira pas jeudi pour la Suisse pour les pourparlers avec l’Iran

Le vice-président des Etats-Unis JD Vance ne se rendra finalement pas en Suisse jeudi soir pour entamer les pourparlers en vue d’un accord final avec l’Iran, a annoncé la Maison Blanche dans un communiqué, après la signature d’un protocole d’accord entre les deux pays la veille.

« Les plans pour les discussions techniques à venir n’ont pas été finalisés, et la délégation américaine s’est préparée à partir à la première opportunité. Mais la logistique pour ces négociations n’a jamais été simple ni prévisible. Pour le moment, le vice-président ne partira pas ce soir », détaille le communiqué.

JD Vance avait auparavant affirmé que le délai de 60 jours pour l’accord final de paix entre les Etats-Unis et l’Iran courait à partir de jeudi et qu’il pourrait se rendre « ce week-end » en Suisse, mais sans pouvoir le garantir.

Les navires devront obtenir l’autorisation de l’Iran pour traverser le détroit d’Ormuz

Les navires devront obtenir l’autorisation de l’Iran pour traverser le détroit d’Ormuz

Les navires qui comptent emprunter le détroit d’Ormuz devront en faire la demande aux autorités iraniennes, selon l’agence Reuters et le média Al Jazeera.

Les présidents américain et iranien ont signé à distance mercredi soir le protocole d’accord dans lequel Téhéran s’engage à rouvrir immédiatement le détroit d’Ormuz, passage maritime essentiel pour le commerce d’hydrocarbures.

Selon l’accord, le trafic des navires commerciaux sera pleinement rétabli dans un délai de 30 jours, une fois le détroit déminé.

Le texte prévoit que l’Iran, en concertation avec les autres États du Golfe, prenne en charge la gestion et les services maritimes dans le détroit d’Ormuz. À cette fin, Téhéran avait déjà créé l' »Autorité du détroit du golfe Persique » (PGSA).

Quiconque souhaite traverser ce détroit devra désormais demander une autorisation auprès de cette autorité maritime, rapportent l’agence de presse Reuters et la chaîne Al Jazeera.

Au cours des 60 prochains jours, délai dans lequel Washington et Téhéran souhaitent négocier un accord de paix définitif, aucun frais ne sera facturé, comme cela avait été convenu précédemment.

Les Etats-Unis ont aussi annoncé jeudi la levée de leur blocus des ports iraniens, et des navires ont pu franchir le détroit d’Ormuz. Les forces américaines « ont laissé plus d’une douzaine de bateaux passer », a révélé le vice-président américain JD Vance jeudi. « Nous respectons nos engagements ».

Des incertitudes demeurent cependant quant au rythme de reconstitution des réserves stratégiques mondiales, largement sollicitées pour amortir la flambée des prix liée au conflit. Dans ce contexte, Le prix du baril de Brent, pétrole de la mer du Nord, a lui reculé autour de 77 dollars, contre 60 à 70 dollars avant la guerre. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate a reculé à 76,60 dollars.

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« Victoire »

Donald Trump et son vice-président JD Vance ont eux crié « victoire » face à l’Iran, malgré les nombreuses critiques d’un accord jugé trop favorable à Téhéran par leurs opposants mais aussi plusieurs élus conservateurs.

L’incertitude demeure quant au lancement, au départ prévu vendredi en Suisse, des tractations prévues par le protocole en vue d’un accord final, d’une durée – prolongeable – de 60 jours.

M. Vance a affirmé que ce délai courait à partir de jeudi et affirmé qu’il pourrait se rendre « ce week-end » en Suisse. « Mais cela pourrait changer parce qu’il n’est pas facile d’avoir des réponses d’un pays comme l’Iran ».

Ces négociations doivent être centrées sur le programme nucléaire iranien, après l’accord-cadre mettant un terme au conflit déclenché le 28 février par les Etats-Unis et Israël, qui a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban, et secoué l’économie mondiale.

Rififi entre Israël et la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne: « Je n’ai pas d’autre choix que de couper tous les contacts »Reprise du trafic maritime

Dans l’attente, le trafic reprend dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, doublement verrouillé par l’Iran depuis le début de la guerre et le blocus américain.

Les forces américaines « ont laissé plus d’une douzaine de bateaux passer », a affirmé JD Vance.

La télévision d’État iranienne, citant un communiqué du Conseil suprême de sécurité nationale du pays, a annoncé que les navires souhaitant traverser le détroit d’Ormuz devront soumettre leur demande à un nouvel organisme gouvernemental chargé de superviser cette voie navigable.

Conformément aux termes du protocole, « aucun frais » ne sera perçu « pendant une période de 60 jours », a-t-elle rappelé.

« On a quand même le sentiment qu’aujourd’hui les Américains (…) ne veulent qu’une seule chose, c’est la réouverture du détroit d’Ormuz et que les autres questions mises en avant pour justifier cette guerre ne sont plus du tout d’actualité », analyse pour l’AFP Agnès Levallois, présidente de l’Institut de Recherche et d’Études Méditerranée Moyen-Orient.

L’Iran a obtenu la création d’un fonds d’investissement afin de financer sa reconstruction

Le président américain, qui a signé le protocole d’accord au château de Versailles, en France, s’est félicité des « prix du pétrole en baisse ». « C’est un succès », a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.

Les Bourses mondiales ont profité jeudi d’une nouvelle baisse des prix du pétrole, qui se rapprochent de leur niveau d’avant-guerre.

Mais la presse américaine est très sévère, fustigeant un accord-cadre offrant à l’Iran d’énormes avantages financiers, sans exiger le démantèlement de son infrastructure nucléaire.

Les Etats-Unis s’engagent, en cas d’accord définitif, à faciliter « avec leurs partenaires régionaux », notamment du Golfe, le déblocage d’un fonds de 300 milliards de dollars pour la reconstruction et le développement économique de l’Iran, sans que cela implique une quelconque participation financière américaine.

Retour prudent des habitants dans la ville meurtrie de Tyr : « C’est la première fois que Tyr a été autant bombardée« Iran puissant »

Côté iranien, le protocole d’accord a été signé par le président Massoud Pezeshkian qui a salué un document « historique » émanant d’un « Iran puissant ». Il « acte l’échec des Etats-Unis », a commenté le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.

Téhéran peut de fait se féliciter d’avoir obtenu la promesse d’un déblocage de ses avoirs gelés à l’étranger et de la suspension des sanctions américaines sur la vente de pétrole iranien dès la mise en oeuvre du protocole.

Mais à Téhéran, Mina, une psychologue de 54 ans, doute que l’accord soit « durable ». « Peut-être qu’après les 60 jours, les hostilités reprendront », dit-elle, interrogée depuis Paris par l’AFP.

Malgré l’apaisement, « le combat n’est pas terminé », a déclaré de son côté jeudi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, « d’autres défis nous attendent ».

Sans commenter directement l’accord, vivement critiqué en Israël y compris au sein du gouvernement, il a appelé à préserver la « relation vitale » avec les Etats-Unis.

« Si j’étais au gouvernement israélien, peut-être que je n’attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète », a tancé JD Vance, appelant les contempteurs israéliens des décisions américaines « à prendre conscience de la réalité ».

« La question est de savoir jusqu’où les Américains veulent aller » : quels leviers possède Trump pour faire plier Israël sur le retrait de ses troupes ?

M. Netanyahu n’en a pas moins réaffirmé que les forces israéliennes resteraient dans le sud du Liban et y conserveraient une « zone de sécurité », et ce « tant que les besoins sécuritaires l’exigeront », alors que le protocole d’accord prévoit « une cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban ».

Depuis l’annonce de sa conclusion, lundi, Israël a poursuivi ses frappes sur le pays voisin contre le Hezbollah pro-iranien, faisant huit morts, dont trois jeudi.

Le groupe chiite a annoncé en fin d’après-midi des affrontements entre ses combattants et une unité de l’armée israélienne dans le sud du Liban.

Le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, a lui appelé à « tirer profit » du protocole d’accord pour « expulser Israël » du territoire libanais.

À Beyrouth, la prudence malgré l’espoir d’un cessez-le-feu durable : « Il n’y a aucune garantie pour le Liban dans cet accord »