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L’armée israélienne dit avoir frappé des cibles du Hezbollah au Liban après l’attaque contre ses soldats
L’armée israélienne a annoncé vendredi avoir frappé des cibles du Hezbollah dans l’est du Liban, après l’attaque qui a coûté la vie à quatre de ses soldats.
« Il y a peu de temps, en réaction aux violations répétées du cessez-le-feu par le Hezbollah qui continue de préparer et mener des attaques terroristes contre des soldats israéliens, l’armée a frappé des sites d’infrastructures du Hezbollah dans la vallée de la Bekaa », a affirmé l’armée dans un communiqué.
Dix-huit morts dans des frappes israéliennes dans le sud du Liban
Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire du ministère libanais de la Santé, malgré la conclusion du protocole irano-américain qui prévoit une cessation des hostilités.
De son côté, Israël a annoncé la mort de quatre de ses soldats au Liban, dont un haut gradé, les premiers depuis l’accord entre Washington et Téhéran qui est censé inclure le théâtre libanais du conflit.
« Les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit et jusqu’à ce matin ont empêché l’évacuation des martyrs et des blessés, et ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire », a indiqué le ministère libanais dans un communiqué.
Il s’agit du plus lourd bilan publié depuis l’annonce de la conclusion de l’accord lundi, qui prévoit un cessez-le-feu « sur tous les fronts, y compris au Liban ».
Ces frappes ont touché au moins 10 localités à proximité de la ville de Nabatiyé, dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l’Agence nationale d’information libanaise (ANI).
Réunion des ministres égyptien, pakistanais, turc et saoudien des Affaires étrangères
Le ministre égyptien des Affaires étrangères recevra dimanche ses homologues pakistanais, saoudien et turc dans la ville d’El Alamein, sur la côte méditerranéenne, a annoncé la diplomatie égyptienne.
Badr Abdelatty « tiendra une rencontre quadrilatérale dimanche » avec le ministre saoudien Fayçal ben Farhane, le Turc Hakan Fidan et le Pakistanais Ishaq Dar, « suivie d’une session étendue de discussions et une conférence de presse », a précisé le ministère égyptien des Affaires étrangères dans un communiqué tard jeudi soir.
Le ministère n’a pas précisé le thème des discussions, mais les quatre pays ont été impliqués dans les efforts de médiation pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
« Tout le Liban doit brûler », dit un ministre israélien après la mort de quatre soldats
« Tout le Liban doit brûler », a déclaré vendredi le ministre de la Sécurité nationale israélien Itamar Ben Gvir, figure de l’extrême droite et allié politique clef du Premier ministre Benjamin Netanyahu, après l’annonce de la mort de quatre soldats israéliens.
« Avec tout le respect dû aux Américains, Israël doit signifier clairement au monde entier que le sang de nos fils et la sécurité de nos citoyens ne sont pas à brader. Tout le Liban doit brûler », a-t-il dit dans un communiqué.
L’armée israélienne a annoncé en début de matinée la mort de quatre de ses soldats, tués en opérations dans le sud du Liban, ses premières pertes depuis la signature de l’accord entre Washington et Téhéran censé mener à la fin de la guerre au Proche et au Moyen-Orient, sur tous les fronts, y compris au Liban où s’affrontent Israël et le mouvement islamiste Hezbollah, allié de Téhéran.
Paris appelle Israël à « respecter » l’accord Iran-USA, qui prévoit la « cessation des hostilités » au Liban
Israël doit « respecter » le protocole d’accord signé mercredi entre l’Iran et les États-Unis, qui prévoit la « cessation des hostilités » y compris au Liban, a appelé vendredi le chef de la diplomatie française après de nouvelles frappes israéliennes dans le sud du Liban.
« Cet accord prévoit la cessation des hostilités, le gouvernement israélien doit le respecter, et les États-Unis en particulier doivent exercer toute la pression nécessaire sur le gouvernement israélien pour que ce soit le cas », a affirmé Jean-Noël Barrot sur la radio FranceInfo.
Réunion des ministres égyptien, pakistanais, turc et saoudien des Affaires étrangères dimanche en Egypte
Le ministre égyptien des Affaires étrangères recevra dimanche ses homologues pakistanais, saoudien et turc dans la ville d’El Alamein, sur la côte méditerranéenne, a annoncé la diplomatie égyptienne.
Badr Abdelatty « tiendra une rencontre quadrilatérale dimanche » avec le ministre saoudien Fayçal ben Farhane, le Turc Hakan Fidan et le Pakistanais Ishaq Dar, « suivie d’une session étendue de discussions et une conférence de presse », a précisé le ministère égyptien des Affaires étrangères dans un communiqué tard jeudi soir.
Le ministère n’a pas précisé le thème des discussions, mais les quatre pays ont été impliqués dans les efforts de médiation pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Dix-huit morts dans des frappes israéliennes dans le sud du Liban
Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire du ministère libanais de la Santé, malgré la conclusion du protocole irano-américain qui prévoit une cessation des hostilités.
Israël annonce la mort de quatre de ses soldats au Liban, les premiers depuis l’accord USA-Iran
L’armée israélienne a annoncé vendredi matin la mort de quatre de ses soldats, tués en opérations dans le sud du Liban, ses premières pertes depuis la signature de l’accord entre Washington et Téhéran censé mettre fin à la guerre au Proche et au Moyen-Orient.
« Le lieutenant-colonel Dor Gedalia Ben Simhon est tombé au combat » avec « trois autres soldats » dont les noms seront publiés ultérieurement, indique un communiqué militaire publié après que l’armée a annoncé avoir mené des frappes à travers le sud du Liban contre le Hezbollah « après des violations répétées du cessez-le-feu » par ce mouvement islamiste allié de l’Iran.
Après l’accord Iran-USA, Trump veut se concentrer sur la question nord-coréenne, selon le président de la Corée du Sud
Donald Trump veut désormais se concentrer sur la résolution de « la question nord-coréenne » maintenant qu’il a conclu un protocole d’accord avec l’Iran devant mettre fin au conflit au Moyen-Orient, a déclaré vendredi le président sud-coréen Lee Jae Myung après avoir rencontré son homologue américain en France.
« Le président Trump a dit que le moment était venu de prêter attention à la question nord-coréenne », a affirmé M. Lee aux journalistes à Séoul, en leur dévoilant les détails de sa rencontre avec le président des États-Unis lors du sommet du G7 à Evian.
Israël dit frapper des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban
L’armée israélienne a annoncé vendredi frapper des cibles du Hezbollah pro-iranien dans plusieurs zones du sud du Liban.
« L’armée a frappé cette nuit et continue de frapper des terroristes et des infrastructures du Hezbollah dans plusieurs zones dans le sud du Liban », a indiqué l’armée dans un communiqué.
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« Victoire »
Donald Trump et son vice-président JD Vance ont eux crié « victoire » face à l’Iran, malgré les nombreuses critiques d’un accord jugé trop favorable à Téhéran par leurs opposants mais aussi plusieurs élus conservateurs.
L’incertitude demeure quant au lancement, au départ prévu vendredi en Suisse, des tractations prévues par le protocole en vue d’un accord final, d’une durée – prolongeable – de 60 jours.
M. Vance a affirmé que ce délai courait à partir de jeudi et affirmé qu’il pourrait se rendre « ce week-end » en Suisse. « Mais cela pourrait changer parce qu’il n’est pas facile d’avoir des réponses d’un pays comme l’Iran ».
Ces négociations doivent être centrées sur le programme nucléaire iranien, après l’accord-cadre mettant un terme au conflit déclenché le 28 février par les Etats-Unis et Israël, qui a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban, et secoué l’économie mondiale.
La Russie menace l’Ukraine de nouvelles « frappes massives » après l’attaque sur MoscouReprise du trafic maritime
Dans l’attente, le trafic reprend dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, doublement verrouillé par l’Iran depuis le début de la guerre et le blocus américain.
Les forces américaines « ont laissé plus d’une douzaine de bateaux passer », a affirmé JD Vance.
La télévision d’État iranienne, citant un communiqué du Conseil suprême de sécurité nationale du pays, a annoncé que les navires souhaitant traverser le détroit d’Ormuz devront soumettre leur demande à un nouvel organisme gouvernemental chargé de superviser cette voie navigable.
Conformément aux termes du protocole, « aucun frais » ne sera perçu « pendant une période de 60 jours », a-t-elle rappelé.
« On a quand même le sentiment qu’aujourd’hui les Américains (…) ne veulent qu’une seule chose, c’est la réouverture du détroit d’Ormuz et que les autres questions mises en avant pour justifier cette guerre ne sont plus du tout d’actualité », analyse pour l’AFP Agnès Levallois, présidente de l’Institut de Recherche et d’Études Méditerranée Moyen-Orient.
Le président américain, qui a signé le protocole d’accord au château de Versailles, en France, s’est félicité des « prix du pétrole en baisse ». « C’est un succès », a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.
Les Bourses mondiales ont profité jeudi d’une nouvelle baisse des prix du pétrole, qui se rapprochent de leur niveau d’avant-guerre.
Mais la presse américaine est très sévère, fustigeant un accord-cadre offrant à l’Iran d’énormes avantages financiers, sans exiger le démantèlement de son infrastructure nucléaire.
Les Etats-Unis s’engagent, en cas d’accord définitif, à faciliter « avec leurs partenaires régionaux », notamment du Golfe, le déblocage d’un fonds de 300 milliards de dollars pour la reconstruction et le développement économique de l’Iran, sans que cela implique une quelconque participation financière américaine.
« Iran puissant »
Côté iranien, le protocole d’accord a été signé par le président Massoud Pezeshkian qui a salué un document « historique » émanant d’un « Iran puissant ». Il « acte l’échec des Etats-Unis », a commenté le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.
Téhéran peut de fait se féliciter d’avoir obtenu la promesse d’un déblocage de ses avoirs gelés à l’étranger et de la suspension des sanctions américaines sur la vente de pétrole iranien dès la mise en oeuvre du protocole.
Mais à Téhéran, Mina, une psychologue de 54 ans, doute que l’accord soit « durable ». « Peut-être qu’après les 60 jours, les hostilités reprendront », dit-elle, interrogée depuis Paris par l’AFP.
Malgré l’apaisement, « le combat n’est pas terminé », a déclaré de son côté jeudi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, « d’autres défis nous attendent ».
Sans commenter directement l’accord, vivement critiqué en Israël y compris au sein du gouvernement, il a appelé à préserver la « relation vitale » avec les Etats-Unis.
« Si j’étais au gouvernement israélien, peut-être que je n’attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète », a tancé JD Vance, appelant les contempteurs israéliens des décisions américaines « à prendre conscience de la réalité ».
M. Netanyahu n’en a pas moins réaffirmé que les forces israéliennes resteraient dans le sud du Liban et y conserveraient une « zone de sécurité », et ce « tant que les besoins sécuritaires l’exigeront », alors que le protocole d’accord prévoit « une cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban ».
Depuis l’annonce de sa conclusion, lundi, Israël a poursuivi ses frappes sur le pays voisin contre le Hezbollah pro-iranien, faisant huit morts, dont trois jeudi.
Le groupe chiite a annoncé en fin d’après-midi des affrontements entre ses combattants et une unité de l’armée israélienne dans le sud du Liban.
Le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, a lui appelé à « tirer profit » du protocole d’accord pour « expulser Israël » du territoire libanais.