Cinq passages

Les directions, n’ayant pas pu se procurer les questionnaires, ont ainsi décidé de supprimer la session. Notons que les examens internes, eux, ont été annulés il y a plusieurs semaines déjà.

Cependant, il semblerait que la FWB ne l’entende pas de cette oreille. Ainsi, dès 8 heures, les directions se sont présentées devant les écoles coffre-fort et, à nouveau, ont été bloquées par les professeurs grévistes. « Les agents de la Ville ont notifié l’impossibilité de passer et sont retournés dans leurs écoles respectives », détaille l’échevine.

« On a gagné, Valérie Glatigny a perdu ! » : les CE1D et les CESS annulés dans toutes les écoles de la Ville de Liège.

Toujours selon Julie Fernandez Fernandez, un nouveau mail de la FWB est tombé vers 10 heures, sommant aux directions de faire une nouvelle tentative de retrait. « Les huissiers avaient soi-disant levé les piquets », n’en revient pas la socialiste, qui indique qu’à l’arrivée des directions, le passage était toujours impossible. Au total, les directions ont fait cinq allers-retours… sans succès.

« Ce n’est pas tenable »

« Ce n’est pas acceptable et, surtout, tout ceci s’est fait dans le dos du PO », signale l’échevine, qui rappelle que « les écoles de la Ville ne fonctionnent pas seule », pointant du doigt un contact direct avec les directions qui n’est pas conventionnel.

Les enseignants liégeois bloquent les écoles « coffre-fort » pour empêcher la sortie des copies du CESS et du CE1D.

Le feuilleton ne s’arrête pas là puisque les directions auraient reçu une nouvelle convocation pour retenter leur chance dès lundi. « En tant qu’échevine, j’ai donné l’instruction aux 13 directions de ne pas y répondre », conclut Julie Fernandez Fernandez : « Ce n’est ni tenable pour les directions, ni pour les élèves, qui méritent des consignes claires et non des indications contraires ». Le ton est donné.

« Transformer les piquets »

Interpellée, la ministre Valérie Glatigny nuance la situation. Elle assure que l’objectif de l’administration est « d’aider les directions à aller chercher les copies en essayant de transformer les piquets bloquants en piquets filtrants ». « L’objectif, c’est que les épreuves se tiennent au bénéfice de l’élève », conclut-elle.

Un argument qui ne convainc pas les enseignants mobilisés, lesquels estiment que ces épreuves n’ont d’autre dessein que de « mettre les établissements en concurrence sans réellement évaluer l’entièreté du parcours de l’élève ».